
Bonjour bonjour à vous, compagnons du YAOI !
Me revoilà. Après... Une semaine d'absence ! Hé je m'améliore, tout de même, je redeviens fréquente ! =D
...
Hem hem, ne soyons pas trop réjouis tout de même.
Alors... Ah, oui.
Je viens poster le deuxième de "Dis-moi un secret", en passant. n_n
Elle vous plait d'ailleurs, cette nouvelle fiction ?
Et non, faudra encore patienter un peu pour le quatrième OS défis... x3
A plus ! <3
~ ☆ ~
Matin. J'émerge difficilement d'entre les couvertures posées pêle-mêle sur mon lit. C'est quoi c'te lumière bordel... Ils savent pas faut éteindre les lampes quand on dort ? Ah merde. En fait je n'ai pas de rideaux, et c'est juste le soleil déjà bien lancé dans sa course qui me frappe dessus sans modération. Et la pitié alors ? Hmpf. Bon. Puisque la nature ne semble pas de mon côté... levons-nous.
Je m'assieds sur le bord de mon lit et m'étire longuement, faisant craquer certains de mes os ankylosés. Que faire aujourd'hui ? Ah, oui, les fournitures scolaires. Voir Shizune.
Ce n'est pas que ça me désenchante de la voir, mais... Elle me semble collante. Les filles collantes, moi ça me fait plutôt fuir. Enfin, peut-être que je me suis construit trop d'idées et qu'en fait, elle est simplement sympathique au possible. Sans plus. Ce qui m'étonnerait. Parce qu'une fille « simplement sympathique » ne se pencherait pas en avant toutes les dix secondes pour être certaine que vous ayez bien vu son décolleté et que vous soyez capable de nommer la marque de son soutient-gorge. J'aime pas les filles allumeuses... Et Shizune rassemble toutes les caractéristiques de l'Allumeuse type.
Enfin, il n'y a personne d'autre qui puisse me renseigner sur le quartier à part elle, donc... Va falloir que je fasse avec.
Je me dirige vers la salle de bain, sortant un linge de l'une de mes valises. Je n'ai pas encore tout déballé... Bah. J'ai le temps. Ma lettre pour l'école n'est même pas encore arrivée. Il faudra d'ailleurs que je pense à mettre mon nom sur la sonnette... Bon. Douche, maintenant.
La cabine est vraiment grande. On pourrait facilement tenir à trois là-dedans... Ah ! Il faut que j'arrête ce genre de pensées, ce n'est pas décent.
... Décent peut-être, mais tentant oui ! Ah ! Voilà que je recommence... Merde. Il faut que je me mette sérieusement à la recherche de quelqu'un.
Quand j'habitais encore chez mes parents, j'avais une bonne cote dans mon village. Les filles des autres agriculteurs s'arrachaient une place à mes côtés quand nous devions aller aux fêtes. Mais en fait... J'entretenais une relation secrète avec le fils du meilleur ami de mon père. Eh oui. J'ai une préférence pour les hommes. Mais avoir une femme dans mon lit de temps à autres ne me dérange pas plus que cela. C'est plus la personne qui compte que le reste.
Ah mince, puisque je viens d'emménager, il n'y a pas encore l'eau chaude. Tant pis, la morsure d'une douche glacée est toujours la bienvenue. Surtout quand on veut calmer ses esprits.
Je ressors après quelques minutes passées, puis je m'habille rapidement. Jean – Tshirt, on ne va pas faire de chichis. C'est pas comme si j'allais voir un alien rose faisant la levrette.
Je sors de mon appartement en jetant un dernier coup d'½il à l'intérieur. C'est possible de tomber amoureux d'un lieu ? Surement. J'adore, j'adule, je vénère mon appartement. Sincèrement.
Arrivé en bas de mon immeuble, une brise me caresse gentiment le visage. L'odeur n'est pas la même qu'où j'habitais, ça me fait bizarre, mais ça me fait plaisir en même temps. Changer d'air. L'expression est superbement trouvée, chapeau bas à son créateur.
Un petit sourire me prend alors que je jette un ½il vers la place de jeu. Vide. C'est bien normal, les enfants doivent être en train de dormir à l'heure qu'il est. Cependant, le reste de la petite place est déjà bien remplie. Tout un tas de passants courent dans tous les sens, aggrippants des bus au passage, criant à d'autres de les attendre, se promenant.
L'été est bientôt fini, ça se sent. Il va faire froid bientôt. Il paraît que déjà en octobre les températures chutent et chutent. C'est dans deux mois, octobre. J'aurai dix-neuf ans.
J'arrive enfin devant la petite épicerie où Shizune travaille. J'entre à l'intérieur, jetant un coup d'½il distrait aux rayonnages. Je repère mon... « amie » qui arrange des barres chocolatées. Je me dirige vers elle d'un pas assuré et la salue vivement, avec un grand sourire. Elle se retourne en un sursaut et mes tympans quittent mes oreilles sous l'aigu du cri qu'elle pousse. Un genre nouveau d'ultrason... Ahem.
Je lui fais part de ma requête. Donc trouver la papeterie. Elle accepte avec un grand sourire et me demande de patienter quelques minutes, elle prend sa pause à la demie. Il est et vingt-six.
« Et tu viens faire quoi ici en fait ?
- Etudier l'informatique.... Commençais-je, mais très vite coupé par Shizune faisant de grands yeux, les mains jointes devant son visage.
- A l'école du Centre !?
- Eh... oui. Tu connais ?
- Bien évidemment que je connais ! Qui ne connaît pas ? C'est l'école la plus huppée de la région ! Je voulais y entrer mais mes notes en japonais ne me le permettait pas...
- Oh je vois. C'est dommage !! Mais tu retenteras l'année prochaine, en t'améliorant !
- Oui ! »
Je lui fais un sourire rayonnant avant de l'aider un peu dans sa tache. Sinon, je sais pas quoi faire, et j'aime pas trop rester battant. Donc je l'aide, et on plaisante un peu alors que la demie approche.
On sort de la supérette, et elle mon montre le chemin en s'accrochant à mon bras. Shizune fait un peu « guide touristique » à tout m'expliquer en détails comme elle le fait. Mais ce n'est pas déplaisant. L'avoir à mes côtés a quelque chose de rassurant. Comme si je retrouvais ma mère.
Sauf que ma mère ne s'amuserait pas à me tripoter les fesses.
Nous arrivons devant la papeterie. Elle m'a l'air assez grande, à première vue. Shizune le confirme en disant qu'elle comporte deux étages entiers pour les sortes de papiers. Oh vraiment ? Cela risque fort d'être très, très intéressant, si ça s'annonce de cette manière.
On entre, et l'odeur si familière du papier et de la peinture me prend, me remplissant d'une joie non contenue, que Shizune me fait remarquer.
« Oï c'est bon tu vas pas nous faire un orgasme maintenant si ? »
Je pourrais la tuer maintenant, si je n'étais pas autant heureux.
« Non. Les orgasmes, je les fais rarement en public. A moins d'avoir un très bon partenaire. »
Elle se tourne vers moi, mi souriante, mi incrédule. Je pense qu'elle a prit mon « bon partenaire » comme un lapsus. Qu'elle n'a pas comprit que je parlais sincèrement d'un homme. Puisqu'en effet... Même s'il m'arrive de coucher avec des femmes dans de rares occasions, je n'ai jamais atteint de sommets culminants avec elles. A croire que je suis génétiquement programmé pour être gay... Allez savoir. Je ne m'encombre pas l'esprit avec ça, j'aime m'amuser après tout. Je vis pour l'amusement. Beaucoup me trouvent naïfs pour ça... Ce qui n'est pas entièrement faux. Je fais bien trop vite confiance.
« Alors Naruto, tu veux prendre quoi ici ? »
Je me tourne vers Shizune qui tient un paquet de crayons à papier entre les mains, son sac à main sous le bras. Elle est très bien habillée, en dehors de son emploi. Classe, osé, mais pas vulgaire. Typiquement le genre vestimentaire que j'apprécie. Mais... Non. Cette fille est bien trop collante pour que je puisse ne serait-ce qu'imaginer passer une nuit avec. Quoique... Hm. Elle semble s'impatienter de ma réponse. Aussi, je laisse mes pensées tordues de côtés – pour le moment – et lui répond en lui montrant l'étage.
« Je vais prendre quelques gommes et des carnets de croquis, je pense.
- Oh très bien. Tu aimes dessiner ?
- Disons que je m'y entraine beaucoup ces derniers temps... Mais je vais prendre quelques cours. Je ne m'en sors pas pour certains détails.
- Ah ! Je connais quelqu'un si tu veux !
- C'est gentil de ta part, mais je pense que je demanderai à quelqu'un de ma classe. Plus pratique, puis ça me fera discuter et m'intégrer.
- D'accord ! Oh regarde là ! »
Elle part vers un petit coin où sont disposés plein de petites peluches que la brune trouve « super-mignonnes ». C'est vrai qu'elle sont adorables, mais... Je préfère les classiques ours en peluche. Oui je suis nostalgique et alors ? J'adore les choses douces. Très douces.
Après quelques dizaines de minutes passées à parcourir la papeterie de long en large, nous nous dirigeons enfin vers les caisses, nos bras finalement chargés de choses et d'autres.
Ce qui est franchement utile avec Shizune, c'est que comme elle travaille à la supérette, elle connaît pas mal de monde et peut me renseigner sur la vie de certains. Elle a même encore un petit job de serveuse dans un bar relativement huppé du centre-ville, à ce qu'elle m'a dit... Et soit-disant que beaucoup d'étudiants de ma future école allaient là-bas le week-end. C'est pratique quand on veut se faire des infos incognito. Le pire est qu'elle-même ne savait quasi rien de moi. Que d'après les questions qu'elle me posait parfois. Je crois que mon côté plaisantin lui suffisait comme information en fait. C'est cool, j'aime pas trop devoir parler de ma vie. Ou plutôt je sais jamais quoi raconter dans ces cas-là...
Donc, nous sommes arrivés devant les caisses. Shizune se dandine sur place, mécontente de devoir patienter un peu. Bon c'est vrai que moi-même ne parviens pas à tenir en place, mais ça m'agace de voir quelqu'un d'autre le faire à mes côtés. Je regarde un peu la file devant nous. Il y a trois personnes. Une femme d'age assez avancé qui est à la caisse et qui discute gentiment avec la vendeuse. Elles doivent sans doute se connaître. Je vais pour examiner la personne derrière la pipelette, mais Shizune m'en empêche en s'étouffant presque à mes côtés. Je tourne ma tête vers elle, surpris, et la vois qui a plaqué sa main contre sa bouche, le visage rouge. Qu'est-ce qu'elle a de nouveau... Je souris en coin avant de lui demander très bas la raison de son trouble.
« Ce qu'il y a !? Me répond-elle en me regardant, incrédule. Ce qu'il y a, c'est Sasuke Uchiwa !
- Qui c'est celui-là ?
- L'un des fils de Fugaku Uchiwa !! Tu sais, le directeur de cette manufacture dont je t'ai parlé tout à l'heure...
- L'entreprise célèbre ?
- Précisément.
- Oh je vois. Et c'est pour ça que tu es toute rouge ? Parce que ce « Sasuke » est le fils d'un directeur ? Ça ne te ressemble pas !!
- ... Oui je sais. Mais... attends de voir sa tête. Tu comprendras mes rougeurs. »
Oula. J'apprécie moyennement le ton qu'elle a employé pour me dire ça. Que voulait-elle dire ? Aurait-elle déjà comprit que je pouvais être attiré par des mecs ? Non... Je pense être suffisamment discret tout de même !! Mais... Plus rien. « Sasuke » vient de se retourner. Il regarde dans notre direction, nous transperce, lit en nous comme deux vulgaires bouquins ouverts. Je ne me suis jamais senti aussi mis à nu et le seul mot qui me vient est « magnifique ». Ce mec l'est. Sincèrement.
Il a les cheveux noirs avec quelques reflets bleutés dans ses mèches, le tout ramené en piques sur l'arrière de son crâne. Son regard est souligné d'un fin et discret trait au Khôl, mettant en avant la profondeur de ses iris. Sa peau est claire, si claire qu'on en croirait une feuille de papier. Sans pour autant donner l'impression d'une maladie. C'est un beau blanc, oh oui un très beau blanc. Sa bouche est sérieuse et légèrement bombée, une lueur beige trônant sur leurs formes. Je n'en reviens pas. Ce mec est vraiment un fils de PDG ? Il ressemble plus à un mannequin qu'autre chose ! Kami-sama...
Sasuke nous dévisage un dernier instant avant de se retourner vers la vendeuse pour payer ses achats. Et voilà. Nous avons effleuré la vie de l'Uchiwa quelques instants, et maintenant nous ressombrons dans l'oubli. Bah, tant pis, ça me fera une bonne « rencontre » pour aujourd'hui, et Shizune n'a pas l'air d'en penser moins. Je lui souffle, prenant un air désintéressé :
« Mouais... Ça va, quoi. Sans plus. »
Nous sortons de la papeterie quelques minutes après Sasuke, et ce dernier semble avoir évacué le quartier. J'ai bien regardé à ma gauche et à ma droite sans le voir, alors je sais. Dommage, j'aurais bien voulu le revoir, juste une fois... Pouvoir me replonger dans ses yeux. M'y noyer pourquoi pas, ce serait une belle mort.
Nous retournons vers notre coin d'immeubles en papotant gaiement, et elle repart vers l'épicerie pendant que je me dirige vers mon immeuble en lui faisant un dernier signe ponctué d'un sourire. En montant les escaliers grinçants qui mènent à mon appartement, je me surprends à penser à Sasuke Uchiwa. Tout de même, il est vraiment beau... Mais l'avouer à Shizune aurait résumé à me trahir, et j'aimerais tout de même garder un temps soit peu de mystère.
Une fois dans mon appartement, je balance sans grand ménagement mon sac sur le lit que je n'ai pas remonté. Il faudra que je songe à me prendre un sofa... Parce que bon. Le canapé du fond est pas mal, mais quelque chose de plus confortable serait la bienvenue aussi !
Je me dirige ensuite vers le coin cuisine et pose mon cornet rempli des achats de la papeterie sur le plongeoir, avant de mettre à cuire un peu d'eau pour des ramen instantanées. C'est fou ce que ces nouilles ont pu me manquer ! Quand j'habitais encore avec mes parents, j'allais souvent chez nos voisins qui faisaient des ramen divines... Je me demande si ici à Tokyo, on y trouve d'aussi bonnes ramen. Je demanderai à Shizune demain, si je la vois.
Ou pas.
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Alors... Ruelle quatre... Bâtiment deux. Eh... C'est ÇA, mon école !?
Je regarde avec des yeux ronds ce qui ressemble plus à une base spatiale qu'à un établissement scolaire. Deux énormes structures se dressent fièrement devant moi, m'éblouissant de leur blancheur éclatante. Du gris clair a été peint pour les portes et les fenêtres, mais en dehors de cela, c'est entièrement blanc. Incroyable. Il doit y avoir de la place pour... je ne sais pas, deux mille élèves au moins !
Bon... Shizune m'avait prévenue que c'était une école huppée. Et je me demande bien comment j'ai pu réussir l'examen d'entrée... Un coup du sort, sans doute.
J'avance d'un pas que je veux assuré vers la porte principale et me dirige vers ce qui m'apparaît comme le secrétariat. Je m'adresse à la secrétaire et la questionne sur l'emplacement de la classe des premières années. Elle me fait un itinéraire rapide en me montrant les escaliers au fond du couloir à notre droite, puis elle retourne à ses occupations. Elle semble dépassée par les événements... Bon il est vrai que la rentrée de l'une des plus grandes écoles de Tokyo – voir du Japon – donne du fil à retordre, et je pense bien qu'elle ne doit pas être seule pour cela. A mon avis, il y a un deuxième secrétariat dans le deuxième bâtiment.
J'emprunte le chemin que l'on m'a indiqué et arrive finalement devant la porte de ma future salle de classe. Je la regarde longuement, nostalgique et impatient. Alors c'est là-dedans que je vais commencer ma vie de professionnel ? Ça me convient.
Je me mords les lèvres en souriant pendant que ma main se referme sur la poignée et l'ouvre. Je passe ma tête dans l'entrebâillement et lorgne les personnes déjà présentes. Trois. Une femme qui semble s'ennuyer, un mec avec des cheveux en batailles bruns, et... Quoi !?
Et voilà. n_n
Ouiiii Sasu se maquille, et alors ? xD C'est son droit non ? é_è Pis on va pas cracher dessus non plus... Kufufufu... x)
Bon. Je sais, suspense à deux doublon sur la fin, mais c'est très bien comme ça. =D
Vous avez aimer, sinon ? =)
A plus ! <3