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Toujours en quatre mots : Fanfictions, YAOI, Naruto, Sasuke. =)

Ya pas moyen ! Je te dis que cet os te sied à merveille ! Ce client est un peu spécial. - Pourquoi ? - Il veut savoir le goût des livres. - ... Cloques et pansements.

Ya pas moyen ! Je te dis que cet os te sied à merveille ! Ce client est un peu spécial. - Pourquoi ? - Il veut savoir le goût des livres. - ... Cloques et pansements.

Hello, les gens !
Hihi, encore une fois, j'ai fais un effort pour vous fournir ce nouveau chapitre sans trop d'attente !! J'espère que vous êtes contents. (Techniquement, je l'ai posté hier soir, mais Skyrock m'a supprimé l'article, j'ai rien compris comment. O_ò)

J'ai compté les chapitres de 'Dis-moi un Secret'. Et on en est au dix-huitième chapitre !! C'est énooorme ! Cette fiction est plus longue que ma première et elle a moins de chapitre ! Le monde à l'envers ! Un Sasuke aimable et courtois, un Naruto sombre et psychotique !

Bref, puisqu'on en est aux statistiques, sachez que j'en suis à 4065 minutes de rédaction, soit deux jours, dix-neuf heures et quarante-cinq minutes. Pas mal nan ? ;P

Je vous laisse lire, me dire ce que vous en pensez et ce qui s'en suit !

/ ! Mélancolie attendue dans le chapitre ! Ainsi que du SasuNaru !!

~ ☆ ~


POV Sasuke

Paradoxalement, cette tête blonde a quelque chose d'érotique, entre mes mains un peu moites. En revanche, je ne sais pas trop où débuter. Le derrière ? L'avant ? Les côtés ? C'est que je n'ai pas fait cela depuis des années ! Quelques réflexions plus tard, je me décide à commencer par l'arrière. Si ça ne fonctionne pas, tant pis, je ne lui ai jamais dit que j'étais un expert en la matière ! Il m'a fait confiance, d'une façon bien étrange certes mais tout de même ! Qu'il s'en prenne à lui-même s'il a des remords une fois que ce sera fait !

« Bon tu y vas, oui ? S'impatiente-t-il, le malotru. Minute ! J'analyse, d'abord.

Génial. Le voilà qui gigote maintenant. Mais quel empressé ! D'une main ferme, je saisis son épaule pour qu'il se calme, me laissant accomplir ce que j'ai à faire. Bien, le petit est désormais stable, je peux y aller sans risque de lui causer du tort. On respire un bon coup, et on y va.

Je saisis la paire de ciseaux posées sur la console près de nous, baissant la tête sur les cheveux blonds à la hauteur de mon abdomen. Dans une autre optique, j'aurais préféré que la première fois que je me retrouve avec sa tête à cet endroit soit autrement... Enfin, on ne choisit toujours le fonctionnement des choses. Sinon, ce serait trop beau. Mais surtout très ennuyant. Plus de surprise !

... j'y vais, Naruto va de nouveau me piquer une crise sinon. Cette fois, j'y vais. De ma main libre, je saisis quelques mèches des cheveux humides, puis j'avance lentement le ciseau pour couper la première mèche qui tombe au sol. Je la regarde dégringoler avec fascination et inquiétude, j'avoue. En vrai, je n'ai presque jamais fait ça, j'ai un peu peur de me louper. Allons bon, je suis un Uchiwa ! Je réussis – presque – tout ! Ce ne sont pas de maudits cheveux blonds qui vont avoir ma peau, quand même ?

Je fronce les sourcils en prenant une nouvelle mèche entre mes doigts, estimant la hauteur à laquelle j'ai tranché la première. On va dire... que je l'évalue à cinq centimètres environs. Voilà qui est bien. Je prends lentement de l'assurance, coupant les mèches à un rythme plus ou moins soutenu, m'étonnant du calme apparent de Naruto. En regardant les mèches tomber autour de sa tête – forcément, j'ai bougé et ne suis pas resté derrière ! – je me mets à me mordiller les lèvres nerveusement, sans m'en rendre compte. Voir ces éclats doré éblouir le linge sombre que j'ai posé sur ses épaules larges à quelque chose inquiétant. Un peu comme si on traçait une marque rouge au milieu d'un tableau de Utamaro. Un gâchis. Je me rends compte que dans ma distraction, j'ai vraiment coupé le tout n'importe comment. Heureusement que Naruto a l'habitude de ne pas coiffer ses cheveux, sinon je pense qu'il me truciderait. Enfin, on verra sa réaction une fois mon '½uvre' achevée.

Ces larges épaules sont attirantes....


Enfin, attirantes dans le sens qu'elles suscitent l'imagination, bien entendu ! L'imagination pour savoir son passé ! Pas autre chose ! Je me demande ce qu'il faisait lorsqu'il était en Corée. J'ai vaguement entendu qu'il vivait à la campagne. Avec réflexion je le vois bien mécanicien, allongé sous les voitures, sale et crasseux. Ou alors électricien, dans son habit bleu. Métier qui aurait susciter son intérêt pour l'informatique ? Aucune idée. Encore une fois, je me rends compte que je ne le connais pas du tout.

Une énième mèche me fait sursauter en glissant le long de la paume de ma main, créant un élan de frissons dans mon bras, animant mes sens. Je demande à Naruto s'il désire que je continue à couper ou si la longueur lui convient ainsi. Remarquant qu'il ne répond pas, je répète. Encore. Et encore. Puis je m'emporte et me place face à lui, les mains sur les hanches.

« Mais t'es bouché ou quoi, imbécile !? » Que je lui crie avant de me reculer vivement, la main contenant le ciseau plaquée durement contre mes lèvres qui forment un rictus horrifié. Seules les pires injures tournent dans ma tête à cet instant, me maudissant de ma stupidité. Comment ai-je pu négliger un tel détail ? Ce détail qui fait que ce jeune homme habite avec moi. Ce détail qui fait que nous vivons cette scène, maintenant. Ce détail qui fait que je me retrouve là, devant lui, à ne pas savoir quoi dire alors qu'il me fixe avec les sourcils froncés. J'ai perdu mon honneur.

« Qu'est-ce que tu viens de dire ? »

Je ne réponds pas. Le ton de la question était trop ambiguë pour que je me risque à croire que c'était amical. La meilleure des solutions est le retirement. Je prends donc sa main, espérant que mon effroi ne s'est pas fait remarqué par ses yeux de faucon. Evidemment, je me leurre en ayant une telle pensée. Naruto assimile vite et bien, c'est une chose que j'ai appris à comprendre depuis que je le 'fréquente'.

[ Je te demandais si la longueur te convient. ]

- Comment veux-tu que je le sache, je ne vois pas ma tête ! »

J'acquiesce et m'en vais chercher une glace digne de ce nom que je lui apporte, une boule mystérieuse s'étant logée dans mon sein. Je sens que mes jambes sont molles, sans vigueur. Comme si je venais de faire un exercice épuisant et que je me retrouvais vidé de mes forces. Vous savez, avoir les yeux qui piquent, ce n'est pas uniquement pour les larmes, je vous l'assure. Parce que sinon, ce tiraillement désagréable et ces picotis dans le coin de mes orbites signifieraient que je désire pleurer. Ce qui n'est pas le cas Impossible. Je n'ai pas pleurer depuis mes quinze ans. Enfin, pas sans une véritable raison, où sans m'être fait mal à en crever. Parce que sinon, ne pas pleurer pendant six ans, c'est long. Je ne suis pas une midinette. Ce picotement signifie forcément autre chose.

Je tends le miroir à Naruto et remarque qu'il me dévisage étrangement, le regard bas et les sourcils toujours froncés, méfiant. Ne devine rien. Tu n'es pas capable de lire en moi. Je suis doué. Tu ne peux pas savoir sans que je te le dise. N'essaie pas de m'atteindre.

Il détourne finalement ses yeux des miens – que j'espère froids, ou du moins indifférents – et se plonge dans son propre reflet, avec une gêne presque apparente. A-t-il honte de s'observer ainsi, faisant preuve d'un narcissisme qu'il craint posséder ? Peur de la réalité ? Et pourtant, malgré les blessures qui jonchent son visages à plusieurs endroits, il reste beau. Touchant.

Cependant, je vois ses yeux s'agrandir et ses lèvres sourire alors qu'il saisit certaines mèches entre ses doigts, tournant la tête dans tous les sens. Il éclate d'un rire rauque et perçant.

« Bon sang Sasuke, merci ! Je me demandais où était ton point faible, je crois que je viens de le trouver ! » Pas le temps d'avoir l'estomac qui se retourne qu'il continue, impitoyable. « T'es vraiment pas doué ! T'as vu un peu l'état ? » Dit-il en me désignant sa tignasse informe. Mais ce n'est pas de ma faute, non seulement il bougeait, mais en plus je suis pas coiffeur, moi ! Je suis informaticien ! Les ciseaux c'est pas mon truc et puis c'est plutôt cool non ? L'asymétrique, c'est la mode, ces temps-ci ! Qu'il ne vienne pas se plaindre, il n'a aucun sens du goût. Et non, je ne suis pas juste trop vaniteux ! Ce n'est que pure vérité ! Je lui jette donc le pire de mes regards noirs et retourne derrière lui, attendant la réponse à la question que j'ai posée en ignorant les propos ridicules qu'il vient de me déblatérer.

« Arrête le massacre, je crois que tu as fait assez de victimes comme ça !! » Il trouve encore la force d'avoir plus de culot, l'avorton ! Ah, vil personnage cachant bien son jeu ! Mais s'il croit m'avoir sur un petit jeu aussi simple que le sien, il se trompe ! Moi, mon jeu, je le planque depuis mon adolescence ! Aucun risque qu'il me batte !
Je dépose donc les ciseaux sur la console derrière moi, me place face à lui et me penche jusqu'à être à la hauteur de son visage. Ah il croit rire de moi ainsi. Il va plutôt rire à cause de moi ! Il va voir ! Seul Itachi me battait à ce petit jeu !

Soudainement, l'émanation de mes ondes négatives doivent l'alerter, puisqu'il s'arrête brusquement de rire, me regardant avec intrigue. Il doit sûrement se demander ce qui me passe par la tête pour le mater pareillement. Moi-même me poserais des questions à sa place. Mais je ne suis pas à sa place. Alors je ne me pose pas de questions et retombe en enfance. En lui sautant dessus pour le chatouiller. Ardemment. Choisissant les points faibles avec tactique afin de le laisser respirer entre ses crises de fous-rire. Je l'ai eu par surprise et l'effet en est doublé ! Ha il va voir, ce petit insolent, s'il peut rire d'un Uchiwa sans craindre de représailles ! Je suis fourbe, moi aussi ! Cauteleux, même !

Je suis conscient que je suis bien loin de la prestance que l'on me connaît, mais là, je me devais de réagir. Petit clown de pacotille. Il va voir, avec ses mèches coupées n'importe comment, s'il peut me contrôler comme il croit !!
Je continue donc mon cirque, recevant également des attaques de mon adversaire qui tente de riposter ainsi que de me repousser, en vain. Il est trop occupé à rire pour parvenir à me toucher réellement, donc je garde mon presque sérieux alors que je lui inflige sa torture ! Il va voir, le noobs, s'il peut ainsi se mesurer à moi ! Il va voir, celui qui aime tant rire et être de bonne humeur, s'il tiendra longtemps avec ces éclats ! Je l'oppose à son plus grand démon, son essence-même. Qui mieux que nous même est notre ennemi ?

« Ça... ça suffit !! Sasuke je t'en prie... J'-j'en peux plus ! » Tente-t-il de me faire parvenir, mais je fais la sourde oreille. Son rire rempli mon espace. M'enfermant dans une bulle où son mal-être n'existe pas, où il habite ici par choix. Un petit monde aussi utopique qu'absurde.

Dans mon empressement à me venger de lui, je n'ai même pas prêté attention au fait que nous ayons atteri sur le canapé à angle, ni le fait qu'il est alongé sous moi, se tordant comme un asticot, l'air débauché. Simultanément, on croirait une scène d'un tout autre genre... Les doigts que je faisais parcourir le long de ses flancs pour le faire rire me font désormais penser à d'autres intentions, d'autres débouchées qui m'effraient autant qu'elle m'affriolent.
Mes gestes se font plus lents, jusqu'à complètement m'arrêter, regardant l'autre personne juvénile sous moi avec une certaine découverte. Comme si c'était la première fois que je voyais vraiment. Aurait-il aimé entendre mon rire ?

On ne peut pas vraiment dire que Naruto et moi n'ayons jamais été indifférents l'un à l'autre. Nous avons commencé par nous affronter du regard, je l'ai désiré et il... Je ne sais pas vraiment ce qui se passait de son côté, pour moi. M'aimait-il sincèrement, comme Inuzuka me l'avait fait comprendre quelques minutes à peine avant ce stupide accident ? Comment un être comme Naruto pouvait-il éprouver ce sentiment irrationnel qu'est l'amour envers quelqu'un de mon genre ? Impossible. Il savait comment j'étais pourtant. Je ne lui avais jamais rien promis. Peut-être se faisait-il de fausses illusions, croyant que je n'étais pas ce salaud. Pourtant, je le suis et je le reste. Même si le salaud a quelques remords en ce moment. Une fois ma conscience recouvrée, ça ira mieux. Je ne suis pas 'gentil' pour autant. Si je l'étais, alors je me ferais avoir comme ma mère s'est faite avoir par mon père. Par un prestige aberrant et une belle gueule. Si ça devait m'arriver, je ne m'en remettrais pas.

Petit à petit, le sourire de Naruto s'affaibli, jusqu'à en devenir de simples lèvres entr'ouvertes sur des interrogations muettes. Ses yeux redeviennent sérieux, fixant et sondant les miens avec insistance, espérant percer mon secret, la raison de mes revirements de comportement, pourquoi je deviens un autre homme. Pourquoi je ne suis plus autant insubmersible qu'avant. C'est juste à cause des putains de regrets. Juste à cause de mes peurs les plus profondément enfouies en moi qui ressortent et font pointer l'ancien Sasuke, celui qui avait quinze ans et aimait sa famille, croyait en elle. Sasuke est grand maintenant. C'est ce que je m'efforce à croire. Je suis grand. Je comprends ce qui m'entoure et suis bien préparé à la réalité. Ou bien je suis uniquement préparé à la réalité que je voulais bien voir, celle qui était plus facile à créer. Celle qui m'arrangeait pour ne pas faire d'efforts. Je croyais en ma famille.

Seulement, il ne faut pas rêver. Les famille 'stars' n'en sont pas. Et elles ne le seront jamais.

Je ne me rends pas compte que je fixe Naruto depuis bien quelques minutes, sans ciller, perdu dans mes souvenirs, mes confusions, toujours à quatre pattes au dessus de lui. Il est allongé, comme je l'ai dit. L'une de ses jambes touche le sol, l'autre est étendue entre mes deux jambes. Son bras droit repose au dessus de sa tête tandis que le gauche serre le tissu de son t-shirt à s'en faire pâlir les doigts. Nerveux ? Je m'en fous. J'en ai juste marre de penser. Surtout de penser à lui.

Lassé par mes élucubrations, je soupire longuement avant de laisser choir ma tête sans prendre en compte que c'est sur le torse de mon 'invité' qu'elle retombe lourdement. Foutez-moi la paix avec vos souvenirs à la con. Naruto se raidit, je le sens sous mon front.

Pourtant, c'est dans le silence le plus complet que nous passons les prochaines minutes, créant des crampes et des malaises, mais restant collés l'un à l'autre. Le salaud contre le manipulateur. Qui est qui ? Les rôles s'inversent souvent. Je reprends petit à petit conscience de ce qui nous entoure et me relève vivement, manquant de tomber à la renverse, ayant la tête qui me tourne. Naruto ferme les yeux, saisissant la lèvre inférieur entre ses dents. Mais bon sang, qu'est-ce qui m'est juste passé par la tête à l'instant ? Je ne dois pas lui céder. Rester avec lui tous les jours me monte à la tête, je deviens fou. J'ai besoin de partir. Je lui jette un coup d'½il rapide et me précipite dans le hall d'entrée, saisissant mon blouson, mon écharpe ainsi que mon portable avant de sortir de l'appartement en trombe. J'ai besoin de marcher. Me ressaisir, comprendre, analyser, et me protéger.

Le problème, c'est que lorsque je suis avec lui, il n'y a plus aucune raison de prétendre être quelqu'un d'autre. Quand je suis avec lui, je sens des flammes dans mes entrailles, consumant tout sur leur passage. Ce n'est pas qu'un picotement. Le brasier fait rage. Ironique pour quelqu'un comme moi, qui ne montre pas ses sentiments et est souvent qualifié de froid, à juste titre.

Arrivé en bas de l'immeuble, je mets les mains dans mes poches et avance la tête haute, hors de question que je baisse les yeux au monde. Je reste fier quoi qu'il advienne. Mes mains jouent dans mes proches, tiraillant sur le tissu intérieur alors que je regarde autour de moi, me demandant où je vais. Une dizaine de mètres plus loin, je me stoppe et me retourne, regardant le building énorme de mon père. Mon appartement est dans les derniers, alors je fixe mon attention vers le haut. Le reste de la manufacture est l'entreprise de mon père. Les trois derniers étages sont pour 'la famille'. Je devrais peut-être retourner auprès de Naruto, après cette réaction puérile... Non. Il est grand, il saura se démerder sans moi. Je ne vais pas rentrer tard, de toutes manières. J'ai juste besoin de changer d'air.

Je prends le métro machinalement, choisissant la ligne automatiquement. Celle qui va vers les quartiers résidentiels. Là où les médecins, les avocats et ceux de la recherche habitent. Les quartiers de beauf, comme on dit dans l'argot. Ceux qui s'en foutent.

Vingt minutes plus tard, je descends avec peine du véhicule rempli à craquer, subissant une main baladeuse sur mon fessier mais feintant n'avoir rien senti. Pas comme si j'en avais quoi que ce soit à fichtre, de ces abrutis. Encore quelques pâtés de maisons et ça ira mieux. J'espère. La réponse ne va pas tarder, puisque j'y suis déjà. Le numéro soixante d'une ruelle annexe. Devant un grand portail fait de bambous et de boiseries plus solides. Une bâtisse typiquement japonais comme il en existe des tas d'autres.

« Famille NARA Shikaku. », je lis en regardant le portail avant d'appuyer sur la sonnette.

Quelques instants plus tard, je vois Yoshino Nara se profiler, toujours aussi timide. Mais lorsqu'elle me reconnaît, elle me fait un grand sourire, m'invitant à entrer dans le domaine. Je lui fais part de mes politesses avant de me diriger vers la pièce qui m'intéresse, puisqu'elle est celle où se trouve mon meilleur ami. Shikamaru. Sa chambre est celle de l'informaticien-né. Celle d'où une musique étrange s'en réchappe.

Trois écrans, deux tours et quelques boitiers de rechange posés pèle-mêle dans le bordel organisé. La pièce est très sombre, uniquement éclairée par la lumière que produit les écrans allumés. Des grillages de protection montent le long des tours, ainsi que deux tuyaux de grilles plus longs qui font office de poteau à prises dans les bords de la pièce, entremêlant fils et ports USB. En fait, la chambre en général a un aspect futuriste qui fait croire aux visiteurs que l'on est entré dans une nouvelle dimension.. La seule chose qui fait penser qu'on peut vivre dans cet endroit, c'est le futon toujours déplié sous la table des machines, une multitude de choses posées dessus. C'est à moitié vautré sur ce futon, les bras sous sa tête qu'est Shikamaru en cet instant. Je suis sur le point de toussoter pour me faire remarque lorsqu'il lève les yeux vers moi, me regardant à l'envers.

« Yo.

- Salut.

- Qu'est-ce que tu viens foutre là ? T'étais pas sensé t'occuper de Naruto ? » Toujours aussi perspicace.
« Je l'étais. Là je suis parti parce que j'en avais marre, il était chiant.

- Ah bon. C'est plutôt rare que tu viennes jusque chez moi ces derniers temps. » Je sais que le ton de la phrase est voulu et que ce n'est sûrement pas dû au hasard. Je sais que c'est bourré de sous-entendus qui veulent dire 'Si tu ne veux pas en parler, c'est ok. Sinon, dis-moi'. Ou quelque chose s'en approchant. Je soupire donc avant de m'allonger à coté de lui, regardant par la fenêtre aux stores presque entièrement baissés. Ils laissent juste quelques faisceaux passer, mais c'est encore plus envoutant.

Je défais mon écharpe machinalement alors que Shikamaru augmente le son de la musique de son ordinateur. C'est notre façon de communiquer. Parfois, il nous faut peu. Là, il me faut peu. J'ai juste besoin d'imaginer les dialogues avec lui, parce que les avoir serait différent, il a souvent raison.Pour ne pas dire tout le temps. Et pourtant, je l'ai quand même convaincu de prétendre notre couple. Pour lui et pour moi. Surtout pour moi...

« Bon... » Fait-il en se redressant, étirant ses bras au dessus de sa tête avant de me regarder avec flegme. « Même si ça m'emmerde, on va bouger. » Je veux l'interrompre mais il me coupe, intransigeant. « Et tu es obligé de venir. »

xxxXXXxxxXXXxxx

Ça fait des décennies que je ne suis pas revenu dans ce parc avec lui. Autrefois, on y venait pour jouer avec les autres de l'école privée. Et pourtant, il a quand même réussi à se lier d'amitié avec les autres de la bande. Surtout Kiba qui lui cherchait des noises... Et les filles qui bavaient sur moi.

C'est fou ce que quelques pâtés de maisons peuvent changer de paysage. A peine cent mètres. Avec le temps, j'avais oublié ce que c'était, de découvrir un endroit. J'avais oublié quel effet ça fait, de ne pas savoir où on se trouve, de tout voir pour la première fois. J'avais oublié ce que c'était d'être émerveillé. J'ai sûrement dû grandir trop vite. C'est ce que me disait Itachi, autrefois. Quand il avait mon âge. Ça fait un moment... Cinq ans.

Maintenant avec le recul, je me rends compte que ce qu'il vivait. De comment il a dû apprendre à nous gérer tous les deux, alors que j'avais seize ans. A cet âge-là, on est immature. C'est normal, c'est dans nos veine, personne n'est programmé pour faire tout juste dans la première ligne. L'adolescence est un moment comme un autre de notre vie, là où on apprend les bases élémentaires de la vie, où on échoue, on progresse, on continue. Pour la plupart des gens. Après, il y a ceux qui abandonnent facilement, ceux qui sont trop butés pour leur bien-être, ceux qui seront satisfaits du moindre effort. Ceux qui ne comprendront jamais qu'ils doivent s'améliorer. Je n'ai jamais essayé de me mettre dans l'une de ces catégories. Parce que ça me fait peur, de un, et parce que ça ne m'avancerait pas à grand chose, en second.

Me balader dans ce parc tranquille, c'est comme redécouvrir le moi d'il y a quelques années, lorsque j'étais avec mon frère. Quand j'étais gosse, nous jugions ensemble, ça me plaisait beaucoup et j'adorais quand il m'expliquait le fonctionnement d'un simple distributeur de tickets de métro, ou pourquoi des gens faisaient des numéros dans le parc, demandant aux passants de les aider en leur lançant un yen. Comme tout le monde à cet âge, je ne comprenais pas et mon grand frère était un véritable puits d'informations, il était comme sur un piédestal pour mes yeux d'enfant d'ébloui. L'enfant, depuis, il a bien grandi, hein, j'ai pas besoin d'entrer en matière pour cela. Et pour rejoindre ce que je disais avant, il a trop grandi. Trop brusquement.

Alors que je passe devant un ancien saltimbanque de mon enfance, le reconnaissant en clochard cette fois. Personne n'a jamais dit que Tokyo était une ville facile à vivre, et cet homme a sûrement dû s'en apercevoir à ses frais.

« Alors, qu'est-ce qui s'est passé avec lui.

- Je te demande pardon ?

- Sasuke, je t'en prie. Pas de ça avec moi.

- Il ne s'est rien passé, d'accord ?

- Tu ne serais pas venu me voir si tel était le cas.

- Et si j'avais simplement eu envie de parler avec toi ?

- Alors tu me parlerais, justement. »

Je me tais et regarde devant moi, un peu rageusement. C'est l'ennui des personnes qui vous connaissent bien. Justement, elles vous connaissent bien.

« Tu te souviens de lui ? Me questionne-t-il en désignant vendeur de crêpe ambulant à quelques mètres de nous.

- Non. Je devrais ?

- Mr. Orochimaru, celui qui voulait toujours te refiler des crêpes parce que Itachi l'intéressait, lorsqu'on était encore à l'école... Ça te dit rien ?

- ... Orochimaru ! »

Je regarde avec effarement celui qui plusieurs années auparavent avait essayé de draguer mon grand frère par mon intermédiaire. Heureusement, malgré les goûts étrange de Itachi en matière de mecs, il n'a jamais succombé à ce serpent. Par contre, il suscitait beaucoup de moqueries... M'étonne qu'il soit encore dans ce parc à vendre des crêpes.

« Tu vois, j'aimerais pas que tu finisses comme lui. » Reprends Shikamaru, la mine sérieuse, s'arrêtant sur un banc où je prends place à mon tour.

- De quoi tu me parles ?

- De qui, plutôt.

- Tu ne vas pas recommencer quand même !

- Regarde juste la réalité en face ! Vous faites vraiment chier. Autant l'un que l'autre. »

Je regarde devant moi, fixant Orochimaru qui touille sa pâte à crêpe d'un air las et absent. Empli de mélancolie. Bien entendu que je ne veux pas ressembler à ça plus tard, ce que je m'empresse de dire à Shikamaru.

« Dans ce cas, agis. Et montre-lui.

- Je n'ai rien à lui montrer. Ni à lui, ni à toi, ni à personne.

- Ne crois pas que tout est éternel, Sasuke.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? »

Il soupire longuement tout en passant sa main gauche sur sa nuque, semble réfléchir un instant avant de reprendre.

« J'essaie juste de te montrer opportunité qui s'offre à toi et que tu évertues à pourrir au lieu d'en profiter. »

A suivre...



Huhu....huhuhuhuhuhuhu....

Oui, oui c'est un peu étrange, tout ça, hm ? Ah, ce Sasuke est incompréhensible. Il me semble qu'il y en aura eu pour tous les goûts ! Ceux à qui le SasuNaru manquait, ceux qui en voulaient Sasuke, ceux qui en avaient marre de Naruto et ceux qui voulaient voir Shikamaru !

C'est fait ! 8D

A tout bientôt, couvrez-vous bien, il fait froid. <3
Kelly
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D
...<br /> OROCHIMARU VENDEUR DE CREPES XDDDDDDDDDDDDDDDdd<br /> Dites moi que je rêve!<br /> C&#039;est trop fort!<br /> Shika est trop fort *o*<br /> J&#039;adore ton chapitre!!<br /> Vive la suite!
Répondre
Y
coucou !! arigatô gozaimasu de m&#039;avoir prévenue ^^ j&#039;adore !!!!!!! =D vivement la suite =)<br /> Gros bisous !! <br /> Yuki <3
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A
J&#039;adore le début ... on s&#039;imagine des trucs et puis ... non ! C&#039;est superbe ! Sasuke je l&#039;adore. Là, on voit vraiment qu&#039;il joue un rôle, qu&#039;il n&#039;est pas lui-même. Il fait surement ça pour se protéger mais ... <br /> Enfin, Orochimaru ... c&#039;est à mourir de rire ! Vendeur de crêpes ! Bon, qu&#039;il veuille draguer Itachi par l&#039;intermédiaire de Sasuke, c&#039;est normal, mais vendeur de crêpes, j&#039;aurais jamais crus.<br /> <br /> Merci pour le moment de rigolade ( c&#039;est surement un de mes chapitres préférés )
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E
Chouette chapitre ma Yaoïste ^^
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N
KOI O_o bouhouhouhou il avance a rien ton chap TT_TT tro cour bouhouhouhouhou =) super bien le pti truc o débu ou on sai pa de koi parle sasu XD on voi tout de suite les espri perver (je me viseXD)
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