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Toujours en quatre mots : Fanfictions, YAOI, Naruto, Sasuke. =)

" Salut toi, t'es là ? - Non, non, c'est juste une hallucination, abruti." Vingt-sept centimètres, je suis formel, félicitations, vous êtes une GEEK cynocéphale.

" Salut toi, t'es là ? - Non, non, c'est juste une hallucination, abruti." Vingt-sept centimètres, je suis formel, félicitations, vous êtes une GEEK cynocéphale.

Les geeeens !!! =D

Je suis de retour !
*Ça fait du bien d'être chez soi, purée !*

Merci de vos gentils messages de soutient, ils étaient tellement touchants que j'en suis restée sans mots... Merci. =')

Bref, assez de Calimero, voici le prochain chapitre, qui est un peu plus court de d'habitude, je le reconnais bien volontiers. Cependant, je me disais que vous seriez plus heureux d'avoir une suite courte et vite, qu'une suite habituelle et plus tard ! xD Vous avez assez attendu, alors je vous laisse lire. =)

On se revoit en bas de texte pour les adieux habituels... <3

~ ☆ ~

La nuit s'est très rapidement passée. Ou très longuement, je ne sais pas encore sous quel point de vue le prendre. Par mes yeux, c'était long. Je n'ai pas beaucoup dormi, et ma gorge me faisait souffrir. D'autres yeux vous diront que j'ai somnolé pour la plupart du temps, me frottant avec vigueur le cou, arrachant un peu de mon épiderme et le rendant rouge de mes ongles longs et un peu sales, je l'avoue. Je n'ai pas trop eu le temps d'y penser et sincèrement, ce n'est pas la première de mes préoccupations désormais. J'aurai le temps, plus tard. Toujours plus tard. Encore plus tard. En fait, jamais, quoi. Quand les gens disent plus tard pour des choses bénins et idiotes, alors c'est qu'ils n'y prêteront jamais attention. Ce qui est pour le moment mon cas.

Je me lève avec difficultés, n'ayant pas la motivation qui m'habite habituellement et bravant la fatigue pesante. Mon habillage se fait dans le geste le plus mécanique et las qui soit, puis je me dirige en quelques enjambées lentes vers le coin cuisine de mon petit appartement. Minato s'y active déjà. Il fait cuire de quoi petit-déjeuner tout en sifflant, apparemment, vu ses lèvres tendues. Alors que je m'assieds au comptoir, octroyant un signe de tête à mon frère, j'imagine le bruit de la friture, j'imagine le brouhaha des voitures qui défilent, je me fabrique des sons qui n'existent pas. Que dans les murs de ma tête. J'ai comme un goût amer dans la bouche, en y pensant. Comme si j'étais en train de mâchouiller un trombone. Et ce goût est immonde, me dégoute, me répugne, alors je cesse sans m'en rendre compte mon petit manège, récitant des onomatopées pour illustrer du mieux que je peux les bruits absents de mon monde.

Je n'ai presque pas touché à mon plat que je le débarrasse, me dirigeant d'un pas un peu plus rageur vers ma salle de bain, les sourcils froncés, ma frange me tombant carrément dans les yeux. Elle est trop longue, elle aussi. Je me suis approché de la glace, cerné comme je ne le suis que très rarement. Puis mon regard est attiré par de longues trainées brunâtres qui serpentent dans mon cou. Le sang séché de la veille que je n'ai toujours pas nettoyé ni retiré. Faut croire qu'il m'indiffère, lui aussi... Qu'est-ce qui ne m'indiffère pas, en même temps ? Plus beaucoup de choses. Même si je suis conscient que c'est normal, cet état semi dépressif. Je vis des choses qui m'en donnent le droit. Et je subis cette tristesse sans rien pouvoir faire. Et ça m'enrage. Moi qui déteste baisser les bras. Moi qui n'ai jamais montré lorsque j'étais malheureux, pour ne causer de tort à personne, voilà où j'en suis. Merde.

Je saisis de quoi faire disparaître ces marques disgracieuses et nettoie les tâches inopportunes. Puis, je souris tristement à mon reflet avant de retourner vers mon frère qui est en train de débrancher son portable du chargeur. Je m'approche de lui et pose une main sur son épaule, pour le remercier. Pour lui dire autrement que sa présence m'est précieuse. Il pose sa propre main sur la mienne et se lève en raillant, ébouriffant mes cheveux. Après avoir enfilé mon brassard pour 'malentendants', nous partons ensuite pour l'épicerie.

Mon sac à dos balance d'un mouvement nonchalant alors que je tente de siffloter une mélodie qui me trotte dans la tête. Est-ce que je la chantonne juste ? Aucune idée. Je ne m'entends pas. Je sens bel et bien mes cordes vocales vibrer au gré de mes tentatives, entendant un début de son sortir de ma gorge, résonnant dans ma cavité nasale, comme lorsque je parle, mais ça s'arrête là. Cependant Minato me prend le bras pour me parler, un sourire nostalgique aux lèvres. C'est dingue, il sourit presque toujours... Comme moi, il paraît.

« Tu chantes très faux, mais je reconnais bien notre hymne... »

Je lui fais un clin d'½il, n'ayant pas compris sa phrase, ou du moins pas tout. Il me lance un coup de poing amical avant de détourner la tête, regardant partout comme un gosse. Attendrissant. Nous arrivons devant la petite épicerie et soudainement je commence à paniquer. Et si Shizune me trouvait changé ? Si elle ne me pardonnait pas mon mal-être ? Je lance un coup d'½il à mon frère qui me fait une moue déconcertée, haussant les épaules. Puis nous entrons dans l'épicerie. Je marche avec des jambes cotonneuses, regardant fébrilement autour de moi. Mes mains sont moites et je n'arrête pas de les frotter contre mes jeans. Super. Voilà le stress qui s'en même, manquait plus que lui pour que je me sente à l'aise.

C'est lorsqu'une masse sentant fortement le parfum qui je sais que j'ai trouvé Shizune, pour plutôt qu'elle m'a trouvé, disons. En quelques microsecondes, alors que je reste les bras ballants sur mes côtés, je repense à notre dernière conversation, avec Shizune. A ses mots concernant Sasuke. A son regard triste. A sa façon de me dire qu'elle est là. Au son de sa voix insupportable et qui pourtant me manque cruellement en ce moment.

Elle se détache ensuite de moi et se met à parler très rapidement. Je ne comprends pas un seul traitre mot de ce qu'elle me raconte, rien, nada, aucune réception possible. Je me tourne alors précipitamment vers Minato qui comprend, la mine sombre. Shizune s'agrippe à mon bras, le broyant entre ses mains qui tremblent, mon sourire triste gâchant tout, sans doutes. Mais que puis-je faire contre... ? Voilà maintenant que ses yeux sont accrochés par mon bandeau jaune au bras...

Je vois Minato se placer à mes côtés, me souriant avec réconfort alors qu'il ne s'adresse à Shizune, sérieusement. Les prochaines secondes, minutes se passent dans un silence de mort pour moi. Même si je suis 'habitué' à ne rien entendre, là, je le sens, c'est trop de pression. Beaucoup trop. Alors je me tourne, fermant les yeux vivement, espérant, priant, suppliant pour que tout ceci ne soit qu'un mauvais rêve, une farce stupide et que l'on va m'annoncer la chute, retirer les bouchons dans mes oreilles. Cependant comme je m'en doute bien, la réalité est d'une cruauté sans limite, quand elle le veut. Et là, elle le veut fichtrement. Abrutie.

Deux bras encerclent lentement mes bras et je sens une pression chaude dans mon dos. Instantanément, je pense à Sasuke. Qui m'enlace. Qui m'embrasse la nuque avec lenteur, me testant. Qui fait glisser sa langue le long de mes oreilles, jouant de mes frissons, m'empêchant de m'enfuir. Me laissant sur le qui-vive, dans l'attente de la suite, pantelant et terrifié, attisé par le désir et anxieux. Seul Sasuke me met dans un tel état, et seul lui arrive à me faire bander alors que je suis en pleine supérette, avec quelqu'un d'autre que lui dans mon dos. Ne rêvons pas trop, ce n'est de toutes façons pas lui.

Je me retourne alors, regardant avec des yeux que j'espère pas trop brillants Shizune qui elle, en revanche, ne cache pas son émotion. Minato a sans doute fini son explication. Pauvre de lui, toujours devoir répéter les mêmes choses... Quel boulet je fais, quel poids je suis... Pauvre de mon grand frère. Pourquoi a-t-il fallu que je sois son cadet ? Je ne suis pas digne de lui, avec mon fardeau ridicule qui ne tient qu'à moi. Juste à ma volonté qui n'en fait qu'à sa tête. C'est moi qui me fous en l'air. Et je ne peux toujours pas agir. Juste attendre que mon esprit veuille bien coopéré, qu'importent ses raisons frustes. Je veux réentendre. Mais tout mon être n'est pas de cet avis. Peut-être que je deviens réellement schizophrène... Shizune me tire rapidement de ma léthargie, me parlant avec lenteur et mimiques presque excessives, cependant, je ne dis rien. Ma mâchoire par contre se contracte bien malgré moi.

« Ecoute... » Commence-t-elle avant de rougir bêtement, se rendant compte de sa boulette. Elle s'excuse rapidement avant de reprendre, la mine grave.

« Je vais appeler Jiraya, on va se parler tous ensemble. On va sûrement trouver une solution pour ton boulot au Chill Out. Puis, Jiraya t'as à la bonne, il te trouvera quelque chose à coup sûr !

- Merci, Shizune. » Je lui réponds le sourire aux lèvres, à demi soulagé par cette conversation.

Minato réapparait à mes côtés – Je n'avais pas même vu qu'il avait disparu... Quel idiot. – avec les bras chargés de victuailles pour nos futurs repas. Mes futurs repas, plutôt, puisque Minato va bientôt devoir repartir pour la Corée. Quelques phrases sont encore échangées avec Shizune, la nourriture qui pourra être faite instantanément achetée et rangée dans mon sac, puis nous partons pour mon école, assister à ce qui pourrait être mon dernier jour de cours. Bon sang que j'aimerais pouvoir dire que bientôt, je pourrai à nouveau suivre les apprentissages qui me passionnent tant.

Dans le tramway – Maudits tramways. –, soudainement quelqu'un se met à me bousculer avec véhémence, me foudroyant d'un regard noir. Je ne comprends absolument rien de ce qu'il me baragouine, et commence à m'enrager aussi, fronçant les sourcils avec mécontentement. L'homme parle trop vite pour que je comprenne quoi que ce soit, mais je saisis clairement qu'il ne me balance pas que des termes très polis. Minato, se rendant compte de la situation, intervient. A grands coups de mots blessant et de regards noirs. Finalement, mon frère s'empare de mon bras gauche, et désigne avec colère l'insigne jaune qui y trône. L'homme veut répliquer mais lorsqu'il voit le cigle, il me regarde, effaré, et balbutie quelque chose que je ne comprends pas avant de le voir s'éloigner, la queue entre les jambes.

Et je comprends.

L'homme a dû essayé de me parler, voyant que je ne répondais pas s'est énervé, à cru que je faisais exprès, puis la suite est arrivée. C'est à cause d'une surdité pathétique que mon frère s'est excité pareillement. Je me sens de plus en plus mal alors que nous arrivons à l'arrêt de mon école, où je descends les marches, l'estomac dans mon cou. Minato ne dit rien. Ou s'il dit quelque chose, devinez quoi ? Je n'entends pas.

Nous arrivons à mon école, les yeux dans le vague pour moi, le regard courroucé pour mon grand frère. Je prends place à côté de Kiba qui est au téléphone et attends patiemment l'arrivée de Kakashi, pour que nous puissions faire le cours. Je vais retarder le moment de lui parler. Le plus tard possible. Cependant, Minato ne l'entend pas exactement de cette oreille. Il pose son poing sur ma tête, attirant mon regard.

« Il faudra qu'on lui parle. Ne crois pas que je vais oublier. » Me dit-il avec un faciès fatigué.

Je lui fais un signe de tête en guise de réponse, me concentrant sur mon écran pourtant vide. Ma tentative d'esquive est donc totalement absurde, je l'avoue. Kakashi arrive comme à son habitude, en retard. Mais il n'est pas le seul.

Je remarque qu'il manque quelqu'un d'autre dans cette pièce. Qu'une présence n'est pas là. Même avec le retard de Kakashi, normalement, tout le monde arrive à temps en classe. Mais pas aujourd'hui.

Le cours passe, et mon regard est systématiquement attiré par la place de Sasuke. Vide.

xxxXXXxxxXXXxxx

La pause m'est désormais indispensable si je ne veux pas péter un joint, comme on dit dans l'argot. Je discute doucement avec Kiba qui me confie son sac, devant – encore une fois – foncer au restaurant de son oncle pour l'aider dans son travail. Il faudrait vraiment que cet homme se trouve d'autres employés au lieu de toujours compter sur sa famille... Kiba aussi, a une vie. Alors qu'il me donne son sac, Shikamaru arrive à nos côtés. Croyant qu'il allait terminé son explication veineuse de la veille, je fronce quelques peu mes sourcils alors que Minato ressert sa poigne sur mon épaule. S'il pouvait simplement éviter de me la broyer...

Contre toute attente, Shikamaru interpelle Kiba pour lui faire un léger sourire, lui parlant trop rapidement pour que je comprenne, mais en tout cas, cette parole fait réagir Kiba qui s'anime en faisant des gestes négatifs. Shikamaru insiste, et finalement je les vois partir ensemble. Lorsqu'ils passent le seuil, je me tourne vers mon frère, incrédule. Qu'est-ce qui vient de se passer ?

« Shikamaru va aider Kiba au restaurant. M'explique Minato comme s'il avait lu dans mes pensées.

- Ah je vois... Etrange, Shikamaru n'est pas connu pour aimer travailler de cette manière. Lui répondis-je.

- Peut-être que ce n'est pas le travail qui l'intéresse. Suggère Minato avec un sourire en coin.

- Pas le travail... Oh... Oooh !! »

Et je réalise ce qui ne m'avait pas frappé tout à l'heure, souriant avec délice. Et j'ignore la colère sourde qui naît dans mes entrailles. Ou plutôt, la jalousie...

Minato redevient rapidement dur lorsqu'il pose à nouveau son regard vers la porte d'entrée, soudainement. Je me tourne pour voir ce que je devine. Sasuke. Bah tiens, ils se succèdent tous ou quoi ?

Mon bourreau va vers Kakashi pour lui expliquer ce que je suppose son retard, puisque je ne comprends pas ce qu'ils se disent non seulement parce qu'ils sont trop loin, mais en plus parce qu'ils parlent trop vite pour que je lise sur leur lèvres.

Puis, son regard torve se braque droit dans le mien. Sasuke s'avance alors vers moi, ignorant superbement Minato quant à lui croise les bras et le toise d'un air irascible. Vraiment, ce n'est pas gagné entre ces deux-là...
Toutefois, comme je vous l'ai déjà expliqué, Sasuke ne veut pas se 'ridiculiser' en parlant lentement pour moi. Il s'adresse donc à Minato, le houspillant des yeux.

Je ne comprends pas ce qu'il dit, naturellement.

Minato se tourne alors vers moi, parlant avec lenteur afin que je comprenne ce qu'il me transmet.

« L'autre dit que son frère a déménagé et qu'il est libre pour qu'on se voie afin d'arranger ta vie... Après mon départ.

- Ton frère a déjà déménagé ? Interrogeai-je avec surprise, me tournant vers Sasuke, sans obtenir de réponse digne de ce nom.

- Peu importe, coupe Minato en donnant un coup dans le dossier de ma chaise. Le fait est que nous devons arranger un moment pour que les détails soient réglés au plus vite. Il ne reste plus qu'une fine poignée de jours... »

Je lève les yeux au ciel sous l'énervement de mon frère et croise les yeux amusés de Sasuke, juste avant que ces derniers ne redeviennent froids. Qu'est-ce que cet acteur tente de faire, de nouveau ? Je plisse mes propres yeux afin de le sonder du mieux que je le peux, sans grands résultats. Je prends alors la parole.

« Viens chez moi ce soir. Minato t'expliquera tout, et tu lui expliqueras tout également. Ça te va ?

- D'accord. »

J'allais sourire de satisfaction, heureux de cet accord sans heurts lorsque je le vois articuler une nouvelle phrase qui ne me plaît pas du tout.

« Mais... Lorsque nous devrons... Partager notre lieu de vie quotidien, je veux que ce soit chez moi.

- Et pourquoi !? M'emportai-je.

- Laisse Naruto » Me coupe Minato. « Il t'expliquera plus tard. Quant à toi... » Il se tourne alors vers Sasuke. » On t'attend vers vingt heures ce soir. Tu sais où c'est, n'est-ce pas ? »

Le digne Uchiwa plisse les yeux avant de les braquer sur moi. Je lui jette un regard comminatoire avant de me retourner vers mon écran. Je ne vois pas Minato observer mon bourreau comme s'il avait subitement tout compris. Comme ça. De façon fluide.

xxxXXXxxxXXXxxx

Le soir venu, je tourne en rond. En ovale, plutôt, on ne peut pas faire un rond juste en marchant. Je crois. Ah, je stresse ! Je stresse un comme une saloperie de malade bordel de merde !

... Ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps, de jurer. Naruto, tu dois garder le contrôle.

Si tu y parviens.

Bon au moins, je n'ai presque plus de raisons de m'en faire... Nous avons parlé avec Kakashi, puis avec la directrice de mon école, tout est réglé pour que je suive les cours via Sasuke. Oh putain il doit venir chez moi dans quelques minutes. Oh nom de bleu. Oh nom de bleu ohnomdebleuuuu... Je fais un saut d'enfer lorsque je réceptionne avec surprise... Mon coussin !? Je me tourne alors vers Minato qui me regarde, franchement hilare. Hou, je n'aime pas cette tête-là... Celle qu'il me tire lorsqu'il se fout de moi.

« Tu vas te calmer oui ? Il va venir. Il n'est que sept heures... »

Et il s'interrompt pour regarder la porte. Je me tourne avec effroi et rapidité – Ouch, torticolis – vers ladite porte pour la voir toujours close. Sûrement qu'on a frappé. Je m'avance donc vers la porte, ouvrant le battant avec brusquasse et tâchant de contrôler le sang qui me monte au joue.

Jiraya et Shizune se trouvent devant moi, souriants et chargés de boîtes de chocolats. Abasourdi, je les regarde la bouche entr'ouverte, n'y croyant qu'à moitié. Puis la surprise passée, j'éclate d'un rire violent, équivalent à ma peur d'il y a quelques secondes. Ils me prennent dans leurs bras et entrent dans mon petit chez-moi que je fais visiter, avec l'aide de Minato que j'ai introduit. Quelques minutes plus tard, nous sommes assis dans le coin cuisine, papotant du mieux que nous pouvons vu mon état. Et finalement, Jiraya prend la parole pour enfin parler boulot, sérieusement. Comme on lui a expliqué, il parle lentement en articulant de façon un peu ridicule, mais au moins je comprends.

« Tu comprends que je ne peux résolument pas te garder en tant que serveur au Chill Out... Cependant... Comme tu m'as l'air assez baraqué, je te propose de switcher aux entrées, là où il fait juste être attentif aux clients qui passent, dénicher ceux qui sont louches et les mettre à la porte. Après je ne sais pas si ça te convient...

- Jiraya-san » je le coupe. « C'est plus que ce que je pouvais espérer. Merci infiniment pour ce que vous faites pour moi !

- C'est normal. Puis je te l'ai dit, je suis là pour aider les jeunes, pas les foutre dans la merde gratuitement. »

L'entendre parler ainsi est amusant. Jiraya ne fait vraiment pas son âge. C'est un gamin de première dans sa tête... Mais c'est ça qui est génial chez lui. Nous réglons les derniers détails, et il sort même déjà le nouveau contrat qui à mon plus grand émerveillement, est temporaire. Jiraya croit que je vais retrouver mes moyens auditifs, ce qui me rempli de joie. Qu'il croie en moi me fait l'effet de toutes les phéromones du monde. Je signe donc avec enthousiasme mon nouveau contrat et mes deux amis s'en vont quelques minutes plus tard.

Minato engage une petite discussion avec moi portant comme sujet Shizune, et je ne me méfie pas un seul instant lorsqu'il se lève pour aller ouvrir la porte. Je ne réalise que lorsqu'il pose sa main sur la poignée que le second visiteur de la journée est arrivé. Celui que je redoute le plus.

xxxXXXxxxXXXxxx

Voir Sasuke dans mon appartement me fait un effet très étrange. En fait, je ne sais toujours pas si cette perspective me plaît ou non. Mon grand frère, quant à lui semble très bien savoir que ça l'horripile au plus haut point. Il n'a rien dit, tant que j'étais d'accord... Il l'était aussi. Ou presque. Minato n'arrête pas de m'énumérer les « si insupportables défauts » que possède Sasuke, son manque de savoir-vivre en société, son penchant maladif pour l'égocentrisme, sa gueule d'ange détestable. J'ai beau lui expliquer que je suis bien conscient de tout cela, que je sais que notre cohabitation va être difficile, cependant mon frère est autant, voire plus encore buté que moi. Impossible de le faire entendre raison, quoique je puisse bien lui dire. Tête de mule va. Et non, je ne me voile pas la face, moi.

« Ne pose pas tes pattes de bourgeois sur MON comptoir !! » Clame mon frère, faisant de grands gestes. J'imagine tout à fait le ton qu'il a employé pour dire cette phrase, et ça me fait pouffer.

Je soupire tout en fermant les yeux. Il ne changera jamais. C'est tant mieux d'un côté, même si la rétrospective d'un Minato gentil et entièrement tolérant en ce qui concerne ma vie ne me dérangerait pas tant que ça. J'aimerais bien avoir ce qu'il se trame dans la tête de mon grand frère parfois, comprendre ce qu'il pense bien pouvoir accomplir de bénéfique sur ma santé mentale autant que physique. Quoique, à ce niveau je n'ai pas trop à me plaindre, il s'occupe de moi comme un chef. Même parfois mieux que mes parents. Ces derniers étaient souvent très occupés lors de mon enfance, et je n'ai pas souvent reçu de grands moments d'attention de leur part. Il faut dire aussi qu'ils étaient très occupés par leur domaine, aussi je ne leur en veux pas trop pour leur absence. Je sais que c'était pour notre bien.

« Je n'ai pas de 'pattes'. Réplique Sasuke en ne regardant même pas mon frère.

- Oh que si ! »

Je laisse les deux protagonistes s'envoyer d'autres gentillesses du même genre et m'autorise un petit égarement dans mes pensées. Comment sera la vie avec Sasuke ? Comment allons-nous cohabiter ? Je nous imagine bien vivre dans sa grande maison – en fait, je ne sais pas où Sasuke vit, mais vu son statut, j'imagine bien une maison... – décorée à la japonaise, avec des moyens High-tech, des salles de bain ioniques (il rêve, le Naru...) et autres fantaisies du genre. Piscine couverte, lui nageant lentement dedans alors que je prépare un repas pour lui, lui venant le prendre en m'enlaçant la taille, posant ses lèvres dans mon cou, me faisant un sourire. S'il te plaît, Sasuke, responds, responds à ma tendresse *... Je vois notre vie idéalisée, et je ne devrais pas. C'est trop barbare, la réalité. Trop 'vrai'. Je sursaute en voyant Sasuke claquer des doigts devant mon visage, pour me ramener à cette précise réalité.

« Naruto. Que faisons-nous alors, pour l'organisation ? »

Je réfléchis à toute vitesse et ne sait pas quoi dire, encore absorbé par mes rêveries. Sasuke soupire.

« Okay. Dans deux jours, je passe te prendre avec tes affaires. »

Oh il peut aussi me prendre tout court, sans mes affaires, hein... ... Oh putain, voilà que je recommence à fantasmer tout haut dans ma tête. Pas logique. Pas logique. Self control Naruto, saloperie !
Mais attends deux secondes. Dans deux jours ? Deux jours ? Deux nycthémères ? Oh mince ! Mais Minato ne part que dans... deux jours. Merde. Bon bah on acquiesce alors... Salaud. Il m'a bien eu. Salaud, salaud, salaud.

« Et pourquoi pas dans mon appartement ? »

Bonté divine. D'où est-ce que j'ai sorti une question pareille !?

« Je vais te le redire. Mon frère a déménagé, il y a de la place pour toi, je ne veux pas être dans un endroit aussi petit, et ça nous évitera de dormir dans la même pièce. »

Regard équivoque.

Oh. Bon. Sang. Je comprends.

« Oh putain, ça va être le bordel... »

Minato, tu ne peux pas savoir à quel point tu as raison. Prends-moi dans ta valise, s'il te plaît. Ne me laisse pas dans cet imbroglio.

... Salope de réalité.


A suivre...


* C'est un clin d'oeil a l'une des nouvelles chansons de MUSE, 'I Belong To You'. Juste parce que je les aime, ces trois anglais...

- - - - - - - - - - - - -

Alors les geeeens !!! Comment était ce chapitre ? Après toute cette attente, j'espère que vous serez satisfaits, j'ai fais de mon mieux ! Hihihi, dès le début du prochain chaptitre, cette fois c'est officiel, Naruto et Sasuke habiteront ensemble ! C'est-y pas mignon ?

A tout bientôt, portez-vous bien !!
Kelly

P.S. : Merci pour vos messages et oui, mon séjour à l'hôpital s'est très bien déroulé. =) Je vais bien bien mieux maintenant. *coeur*


POUR LES ANONYMES : JE VOUS AIME AUSSI !!! 8D (Même si je peux pas vous répondre directement... Lol.... Laissez-moi au moins votre courriel si vous souhaitez une réaction de ma part. ;P)

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D
J4ai tout bonnement adoré! J&#039;espers dans un sens que Naruto va vite retrouver L&#039;ouïe, mais j&#039;espers que Sasuke saura se tenir avec lui.<br /> En tout cas, j&#039;adore <3<br /> Continue comme ça!<br /> Kisu
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Y
Suuuuper ^0^
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Y
& c&#039;est pour quand le couple ? x)
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A
Kyiiiia =D ! J&#039;aime <3
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T
J&#039;suis bien heureuse que tu sois de retourne et que tout se soit bien passée :)<br /> Super chapitre et bien hate au suivant:P
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