
Hello... *Accent anglais*
Saviez-vous que ce mot est très... Sexuel ? Il paraît, hein, moi j'en sais rien !
Bref, je vous ai apporté un cadeau d'Halloween en avance.... Happy Halloweeeeen... Et allez récolter plein de bonbons, déguisés en je sais pas quelle monstruosité amère !
Ou mieux ! Déguisez-vous en Orochimaru... D'ailleurs, il va bientôt apparaître dans la fiction... Sous la forme de quelqu'un que vous ne soupçonnerez jamais... Non, pas en l'amant de Naruto !! Quand même ! Il en bave assez comme ça, quand même ! Pauvre petit Calimero !
Bonne lecture, chers lecteurs adorés et adorant la lecture...
(Je me sentais de faire une phrase pléonastique. Huhuhu.....)
~ ☆ ~
C'est irréel. Ce que je vis là, maintenant, pendant que je suis couché sur le futon de Itachi. C'est irréel. Ça n'existe pas. Je suis certainement mort lors de mon accident et depuis je erre, et je ne fais rien. Ça ne peut pas être la réalité. N'est-ce pas ?
Je me tourne sur le futon, frustré et agacé. Une boule est dans ma gorge et je réalise que l'expression n'est vraie que lorsqu'on la vit. Lorsqu'elle est présente avec force et pression dans le fond de votre gosier, qu'elle vous empêche de bien respirer, qu'elle vous fait accélérer votre rythme cardiaque, vous faisant réaliser à quel point vous stressez pour que dalle. C'est affreux, d'en arriver là ?
Ce qu'il s'est passé hier soir était une erreur monumentale. Je n'aurais jamais dû m'approcher de si près. Je n'aurais jamais dû le caresser du bout des ongles. Je n'aurais jamais dû essayer d'entrer dans son monde qui est bien trop haut, pour moi. Bien trop hors de portée. Et bien entendu, je n'aurais jamais dû l'embrasser. Je cause ma propre perte.
Mes doigts dessinent automatiquement quelques formes abstraites sur le drap en soie noire. Le contact est froid et doux, et je sais que lorsque mon ongle griffe la texture, cela fait un crissement léger. Ce que je n'entends pas. C'est dingue comme les petits bruits, les moindres petites choses que l'on entend deviennent importants lorsque l'on en est privé. Pourquoi est-ce uniquement lorsque l'on perd quelque chose que l'on réalise à quel point on y tenait ? Est-ce que cette équation fonctionne pour toutes les choses ?
C'est comme ce matin. Lorsque Sasuke est venu me réveiller pour le petit-déjeuner. D'ailleurs, il a une façon bien à lui pour réveiller les pauvres malades en convalescence. Le principe est simple : emprisonner mon nez entre son pouce et son index, pour m'empêcher de respirer, jusqu'à-ce que je me réveille, paniqué et essoufflé, haletant et pantelant devant un Sasuke qui m'observe de son plus haut alors que je suis en caleçon, érigé – foutu érection matinale ! – et que lui est en position plus que dominante, parfaitement réveillé. Et avec un sourire conquérant, s'il vous plaît !
Je souris bêtement alors que je ramène mon bras à ma poitrine, baissant le regard sur le bord du futon. La pièce est chaleureuse. Trop emplie de confort pour une famille telle que celle-ci. Les Uchiwa. Quelle connerie.
Après ce réveil un peu bizarre, je le somme de sortir afin de préserver mon intimité. Une une excuse débile dans le genre, je me souviens plus vraiment, j'y pense trop et les détails m'échappent. Toujours est-il que Sasuke s'est exécuté, sortant de la chambre en se reformant son masque d'impassibilité Uchiwesque.
Une fois que j'ai enfilé un bas de training quelconque ainsi qu'un t-shirt, me rendant compte qu'il est très tôt. D'ordinaire, je ne me lève pas si vite. Pourtant, Sasuke habite plus près de l'école que moi, alors... Comment ça se fait ? Il va sûrement devoir aller à l'école aujourd'hui... Ah mais non. Puisque j'ai emménagé hier, j'ai congé aujourd'hui. Et lui aussi. Le week-end, quelle invention, quand même. Le week-end.
Je me sens mélancolique en sortant de la pièce, comme si j'avais vécu toute ma vie dans ces pièces et que je me sentais lassées par elles, sans raison. Sasuke est dans la cuisine, en train de nouer un tablier blanc autour de sa taille fine. Le bougre arrive même à paraître classe, avec son air sérieux et ses mèches sombres lui tombant devant le visage, certaines se prenant entre ses lèvres en lui donnant un aspect sensuel très attirant. Pour changer, quoi. C'est Sasuke, après tout, la chose la plus immonde qui soit, comment peut-il être séduisant ?
Mais même si j'ironise, je suis le premier à être émoustillé par de simples cheveux pris entre deux lèvres tentatrices.
Lorsqu'il relève la tête pour plonger son regard sur moi, me détaillant lentement, il saisit ma main et écrit dans ma paume.
[ Petit-déjeuner. Tu veux quoi ? ]
- Des ramens, bien entendu ! Quelle question !! » Fais-je, farouchement accroché à mes habitudes.
Cependant, un regard noir me dissuade de toute envie d'insister. D'accord, je me plie et je verrai bien. Et quelques minutes plus tard, alors que je plonge mes baguettes dans des plats plus alléchants les uns que les autres, je ne peux qu'applaudir les talents culinaires cachés de Sasuke ! J'ai juste une interrogation : est-ce que Sasuke a un point faible ? Si oui, j'aimerais le connaître. Sincèrement. Il m'a surprit par ses connaissances, par son originalité. Je ne peux que rester sans rien dire. Lui faire remarquer que j'ai aimé ses plats mieux que mes ramens d'amour, c'est trop pour moi, quand même. Sasuke l'a compris et je ne pense pas qu'il s'en formalise. Je l'imagine parfaitement jubiler intérieurement, en revanche...
Après le repas qui je dois le reconnaître, a été très agréable et rempli de découvertes, je retourne en chambre où je me dévêts, profitant de la moiteur de la pièce avant que j'aille m'habiller vraiment pour la journée. Pas tout de suite. Non. Pour le moment, je veux juste rêvasser étendu sur le futon de Itachi, en caleçon et passant mes mains sur mon torse lentement. Machinalement. Quand je cogite, ça vient tout seul.
Encore un soupir et je me lève en silence, pour changer. Je m'étire longuement, allongeant les bras au dessus de ma tête, sentant les os craquer dans le bas de mon dos. Le matelas est dur, comparé à celui à ressort que j'ai dans mon petit appartement. Je ne suis pas habitué. J'enfile rapidement un pantalon et me dirige vers la salle de bain, un ti-shirt noir aux motifs orange sur mon épaule. Je me fiche pas bien mal que le Divin me croise dans les couloirs et se sente offusqué d'une telle ouverture. Franchement. Même si Sasuke me croise, rien à foutre. Qu'il se voie octroyé de ma présence. Qu'il se rende compte du flux de désir que je crée en lui, avec uniquement un torse dévoilé et des cheveux en bataille pris dans un anneau de bandages jaunis.
C'est presque avec déception de ne pas l'avoir vu que je rentre dans la salle de bain, la fermant à clef automatiquement. Pas envie d'être dérangé. Alors pourquoi je sens une pointe de regret alors que je me regarde dans la glace qui occupe tout le mur face à moi. Digne d'un grand hôtel. Pour ce que j'y connais. Je m'avance vers mon reflet, me toisant seul du regard, jaugeant si je suis encore présentable un minimum.
Mes doigts parcourent spontanément les contours de mon visage, passant lentement sur les pansements et bandages qui le jonchent. Ils m'agacent. Combien de jours ça fait ? Même pas une semaine. Les médecins m'ont dit de garder ces soins une semaine et d'aller les retirer à l'hôpital. Rien à foutre, j'en peux plus de me voir avec ces bandages de merde. Je les enlève, que ça leur plaise ou non. Je veux voir mes cicatrices. Je veux voir mon visage amoché, mutilé, torturé.
Je passe donc un ongle d'abord timide sous le bord de l'un des pansements, en saisis le coin, puis, après une grimace de détermination le retire d'un coup sec, provocant des picotements désagréables et une sensation d'électricité. Le premier est retiré, je clos les yeux afin de ne pas me voir. Je n'ouvrirai mes paupières qu'une fois tous les bandages et compresses ôtés de mon visage.
Les autres s'enlèvent rapidement. Emportés par une fougue rageuse, hardie et désespérée, aussi. Une fois que je ne sens plus aucun objet inconnu sur la peau de mon visage meurtri, je m'autorise à ouvrir les yeux pour porter mon regard sur ma face. Mes yeux s'écarquillent d'eux-mêmes alors que je tourne la tête un peu dans tous les sens afin de voir partout.
Les plaies brunies ne sont pas belles à voir, et elles ont un peu de croute sur leur bords ensanglanté. Le liquide de vie est encore bien visible à certains endroit, sur mon front, par exemple. Des griffures et écorchures morbides ornent mes joues et mon cou, offrant une vision affolante de mon accident. Une perspective qui ne m'avait pas effleuré l'esprit. De la collision, je n'avais gardé qu'un souvenir pâle et lointain, qui se ramenait à ma surdité et à mon désespoir. Là, je réalise que j'aurais pu y rester. Que j'aurais pu mourir sur ce fichu trottoir si Sasuke n'avait pas été là. Ce même Sasuke qui m'a vu, gorgé de sang, agonisant inconscient sur le bitume.
Je réalise. Mon corps me fait mal. Les bleus et ecchymoses qui sont sur mes bras, mes jambes et mon torse sont douloureuses. Oui. Mais je me sens surtout pitoyable d'avoir cru que personne n'avait pu pensé que j'avais survécu au pire. J'aurais pu y rester.
Mes oreilles bourdonnent à nouveau bruyamment alors que mes pensées répètent un même schéma. J'aurais pu y rester, je suis en vie. J'ai une seconde chance. Je pense la saisir.
xxxXXXxxxXXXxxx
[ Itachi va venir cet après-midi. ]
Je regarde Sasuke qui me fixe droit dans les yeux, sérieusement. Il fronce légèrement les sourcils et reprend ma main, dessinant les idéogrammes de son index.
[ Ne stresse pas. ]
« Je ne stresse pas ! » Rétorquai-je en retirant vivement ma main de la sienne. « Je n'ai aucune raison d'angoisser, il passe, okay, c'est ton problème pas le mien. Je vais m'asseoir pour étudier, maintenant. Je ne sais pas tout sans rien foutre, moi. »
Je le lâche brusquement et pars prendre place dans l'ample canapé à angle de son salon. Mon comportement est puéril, ridicule et gamin, je le sais, mais zut ! Il m'agace ! Il y a des moments où je regrette l'ancien Sasuke, celui qui m'ignorait et crevait dans son coin dans demander mon reste ! Je ne suis pas habitué à recevoir des 'attentions' de la part de mon hôte, même si ne vis avec lui que depuis hier. Il a beau essayer de m'amadouer avec des petits déjeuners de rois, je ne suis pas complètement dupe. C'est pas écrit 'pigeon' sous ma frange !
Je me rends compte que mon sac de cours est resté dans 'ma' chambre, chose que je maudit fermement. Je vais devoir repasser devant Sasuke, il va se rendre compte que j'ai oublié le pourquoi je suis parti comme un voleur, et je vais me ridiculiser gratuitement. Ça m'énerve ! Putain.
Je me lève d'un pas rageur, tapant des pieds tout en enfonçant les mains dans les poches de mon jean usé. Arrivé devant ma chambre, je stoppe mon rythme effréné l'espace d'une demi-seconde d'hésitation instantanément dissipé avant d'entrer dans la pièce où Sasuke est encore présent, droit comme un piquet. Je ne lui accorde aucune attention et garde le menton bien haut, saisissant mon sac avant de repartir en direction du salon où je pars, toujours sans regarder l'autre jeune homme.
Une fois assis, j'ouvre les cahiers et classeurs aux bons endroits, lisant avec attention les notes que Sasuke a rédigé avec soin. Son écriture fine et régulière est particulièrement belle à regarder, si bien qu'on la confondrait avec une véritable calligraphie. Je me demande de plus en plus où est le point faible de Sasuke... Je l'imagine bien, par exemple, totalement accro au point de croix japonais. Avec plein de pelotes de laine planquées dans un coin de placard, par honte... Ou alors, qu'il collectionne les sous-vêtements de ses conquêtes, les ayant organisés par taille et par couleur – d'abord les clairs, ensuite les foncés –, dans l'ordre alphabétique. Ou encore, qu'il ne sait pas danser la macarena, ou qu'il danse comme s'il avait deux pieds gauche... Ah non, cette dernière possibilité, je peux directement l'enlever de la liste. J'ai vu Sasuke danser au Chill Out et il avait plutôt le rythme langoureux et provocateur... Saleté.
Les cours, bon sang.
xxxXXXxxxXXXxxx
Je ne comprends pas. Les notes sont claires, précises et pertinentes, certes, mais je ne comprends pas. Kakashi Sensei m'expliquait tellement mieux... Enfin, au moins, là j'ai la paix. Ça fait un moment que j'ai pas vu Sasuke. Peut-être qu'il boude encore pour avant ? Je l'ai entr'aperçu avec Itachi dans les couloirs. D'ailleurs, le grand frère est venu me saluer comme si de rien n'était, comme si j'étais un ami proche de Sasuke. Est-ce que ce dernier a raconté à son ainé comment il m'avait traité ?
Aucune idée. Mais lorsque Itachi est venu me parler, mon hôte ne m'a rien dit. Comme toujours. Peut-être que Sasuke me déteste bel et bien. Je me demande s'il sait comment je pense à lui... J'ai pourtant toujours essayé de lui faire voir autre chose que ce côté. C'est sûrement inévitable qu'il soit au courant... Je ne sais pas. Je dois me concentrer sur mes cours.
Quelques instants plus tard, je sursaute en sentant que le canapé s'affaisse, voyant Sasuke s'y asseoir. Mes sourcils se froncent automatiquement tandis que je replonge mon nez dans les cahiers. Itachi doit sans doutes être reparti et maintenant, Sasuke daigne venir me voir. S'il croit m'avoir comme ça... Cependant, je vois bientôt les cahiers théoriques qui sont abaissés par des doigts fins et blancs.
Il se saisit de ma main gauche et écrit à l'intérieur, lentement, semblant hésiter un peu.
[ Juste pour un moment... Dépends de moi. ]
Je le regarde sans comprendre et le fixe sérieusement. Mes sourcils se détendent petit à petit alors que j'acquièce lentement, essayant de sonder les pupilles acariâtres face à moi.
« Sasuke... Tu n'es pas compréhensible. » Dis-je, doucement, en un souffle.
Il ignore ma remarque – ou alors, il ne l'a pas entendue ? – , reprenant ma main et me regardant droit dans les yeux. Il écrit à nouveau.
[ Que veux-tu manger demain matin ? ]
Instant de flottement. Souvenirs du même matin en tête. Les bonnes choses. Les attentions étranges. Les regards en coin. La joie. La chaleur.
« N'importe quoi sera très bien. » Je lui réponds, souriant et prenant sa main entre les miennes.
Il me surprend encore une fois en me souriant franchement, d'un geste doux et affectueux. Comme on regarderait un enfant, ou un petit animal, pour ceux qui aiment les animaux. Mon c½ur saut de haut en bas. C'est la première fois que Sasuke sourit avec sincérité. Et c'est la première fois que nos mains étaient jointes.
Et tout d'un coup, ma surdité me paraît lointaine, inexistante, mensongère. Je me sens plus proche de Sasuke que jamais.
xxxXXXxxxXXXxxx
Le soir venu, couché dans le futon de Itachi, je repense à la journée qui vient de s'achever. Sasuke n'est définitivement pas le même que l'habituel.
Il est trop prévenant, trop humain, trop sentimental. Celui auquel je suis habitué est mesquin, vil, manipulateur... Est-ce encore un tour de sa part pour me trainer encore plus dans la boue ? Pour manger les miettes alors qu'il m'a déjà réduit à cet état ?
Personne ne me répond. Tout est honteusement silencieux. Me trahissant de ces non-dits, de ces chuchotements incompréhensibles. Je sens que ça flotte autour de moi, que les souffles se mélangent pour tenter de me donner la réponse que je cherche avec une telle hardiesse, mais je ne peux rien faire. Même si je suis maître de mon corps, celui-ci est bien décidé à ne pas m'obéir. En fait, je ne contrôle plus rien.
Ni ce que je je vis, ce que je dis ou ce que je pense. La seule chose que je maîtrise car j'en suis conscient, c'est que...
Je pense que Sasuke est manifestement spécial pour moi. En quoi, c'est encore imprécis, mais je le sais. Etais-je amoureux de Sasuke avant ? Ou était-ce uniquement de l'admiration cachée en sentiment ? Est-ce que au fond, je ne m'identifiais pas à lui, indirectement ? Me berçant sous de beaux sentiments et faisant passer Sasuke pour ma bête noire alors... Que je ne valais pas mieux que lui ?
Sans le savoir, j'ai fais porter le chapeau à Sasuke alors que ce revêtement me revenait de droit. Je suis fautif. Et égoïste.
Le pire, c'est que ça ne me donne même pas envie de pleurer. Je me sens juste mal. La boule au ventre, les poumons qui se resserrent et des picotements dans le bas du dos. Mes oreilles bourdonnent à nouveau, aussi... Ça commence à devenir fréquent... Il faut que je fasse attention. Nara a bien dit que si une crise se manifestait à nouveau, il faudrait que je retourne à l'hôpital.
Maintenant que je ne peux plus entendre, ni raison ni son, je vais enfin pouvoir écouter ce que mon Intérieur tente de me faire passer. J'en suis persuadé. Et lorsque ce sera fait, je tiendrai la clef pour entendre à nouveau. Je dois apprendre à m'écouter. A m'écouter profondément. Pas seulement ce que je crois entendre. Sasuke...
Je l'ai toujours regardé depuis loin, très loin. Une sorte de vénération sans fondement, hors mis celles qui sont évidentes. Fils de directeur, beau garçon, mystérieux. Il réunissait tous les éléments pour qu'un mec comme moi soit intrigué, fasciné et tombe sous son charme extérieur. Ce serait sympa si il avait pensé la même chose de moi. Au du moins, ça aurait eu le mérite d'être comique.
Mais... Il n'y a aucun moyen que ça arrive. N'est-ce pas ? S'il savait ce que j'avais pensé de lui au début, que je ne m'intéressais qu'à son Lui public, si j'ose m'exprimer ainsi, alors je suis certain qu'il me rejetterais. Encore une fois. Et même si je suis habitué à ne pas être beaucoup aimé... Même si je suis habitué à la douleur verbale... je voudrais savoir ce que Sasuke dirait. Peut-être que je dois entendre ces mots. Ce cri perçant à l'intérieur de mon corps, de mes tympans.
xxxXXXxxxXXXxxx
POV Sasuke (Tadaaam ! Surprise !)
Une semaine que je vis avec lui. Une semaine. Je ne me suis jamais senti aussi en vie que depuis cette poignée de jours passés en sa compagnie. Je change. Je me rends compte que je change à son contact, qu'il a le don de transformer ce qui l'entoure à la manière d'un magicien, d'un jeteur de sort. Naruto a toujours eu cette facutlé à comprendre et accepter ce qui l'entourait avec facilité et sans jugements. C'est ce que je crois connaître de lui, en tout cas. Même si je sens qu'une part plus sombre est tapie dans le c½ur de mon invité de fortune. Comme lorsque je lui 'parle' avec mes doigts. Sentir sa peau, son pouls qui pulse dans son poignet que j'enserre de mon autre main, voir l'appréhension, la joie et la surprise. J'aime faire changer Naruto d'émotion, c'est extrêmement... plaisant. Peut-être parce qu'il est bien plus démonstratif que moi. Qu'il montre ce que je dois laisser cacher. Pour le moment. Pour me préserver.
La nuit, je l'entends marmonner. Non pas que nos chambres sont voisines, mais je le rejoint, lorsqu'il dort. Je peux me permettre d'entrer normalement, puisque de toute manière, il ne m'entendra pas. Il ne pourra jamais savoir que je me glisse à ses cotés, juste pour que nos dos se touchent et que je sente le battement de son c½ur contre mes côtes.
Il murmure des choses incompréhensibles. Je reconnais rarement les mots. Mais je perçois souvent mon prénom. Je l'ai donc marqué à ce point-là ? Moi ? Absurde. N'importe qui le dirait, c'est absurde.
Et pourtant je reste à ses côtés, le soir. Parce que le soir suivant celui de son baiser volé, il a fait un début de crise. Je n'ai pas compris pourquoi, et il n'a pas voulu m'expliquer ce qui l'avait provoqué, mais depuis, je ne dors pas tranquillement. Puis, Minato m'avait bien expliqué que s'il crisait, il fallait que je l'emmène à l'hôpital. Donc afin de réagir à temps, je me glisse dans ses draps pour m'occuper de lui. Pour être là s'il arrive quelque chose. Je m'en veux tellement pour l'accident... Que je lui dois bien ça. Veiller sur lui et m'assurer qu'il aille bien, maintenant qu'il est handicapé. Ses oreilles vont revenir. Je le sais. C'est impossible autrement.
Je me rapproche encore plus de lui, sentant son dos chaud contre le mien. J'aime cette chaleur, cette proximité. Ce lien inconscient qui nous uni, Naruto et moi. J'ai de la peine à dire son prénom, c'est comme si il était tabou, que je ne devais pas le dire, pas le penser, comme si j'allais être puni, comme si je n'étais pas digne de prononcer ces syllabes. Moi qui suis pourtant capable de tout faire. Ironique.
En fait, nous sommes un peu comme deux chevaux à l'opposé dans un carrousel. Condamnés à se courir après sans espoir de rattraper l'autre. Je me demande seulement s'il se rend compte que je lui courre après comme un malade... Sous la neige silencieuse... Naruto... Ecoute-moi...
A suivre...
Et voilà !
Alors, que de révélations, d'actions et de crépitements, dans ce chapitre ! Qu'en avez-vous pensé ? Les choses bougent ? Est-ce que les deux vont enfin arrêter de jouer ? Et surtout... Quel rôle aura Orochimaru ? (Joke, c'est un rôle à la mords-moi le n½ud... Rien d'important pour nos deux chouchous. ;P)
A tout bientôt, merci de me lire, merci de m'écrire, merci d'aimer ce que je fais. <3
Bises,
Kelly