
Bonjour, bonsoir, hellooooow.... ;)
Alors déjà, bonne année à tout le monde. <3 J'espère que vous avez bien fêté, pas trop bu (Ahem.) et surtout que vous avez satisfait... Tout vos désirs... Huhuhu.
Voici donc la suite, comme promis, avec du retard – pour changer – et un nouveau personnage qui entre en jeu... Enfin, on savait qu'il existait mais on le connaissait pas, quoi. xP
A tout bientôt,
Bonne Lecture !!
*Pas corrigé désolée !!*
~ ☆ ~
La neige est douce, aujourd'hui. Elle flotte dans l'air sec et est bercée par un souffle calme. Presque trop paisible en cette fin d'année. Mes pas sont lents alors que je regarde tomber cette neige au ralenti en ayant le nez congelé en l'air. J'aimerais me dissoudre dans ces particules. Et bien évidemment, un instant plus tard cette se fait emporter par les flocons de givre.
Comme l'air est sec, nous voyons les formes précises des flocons. Les cristallisations créent des arabesques attendrissantes. Apaisantes. Quelques sortes de mandalas naturels. Les dessins sont les mêmes que les flocons grossiers représentés dans les livres enfantins.
Les enfants. Est-ce que j'en désire, plus tard ? Itachi en aura sûrement. Quand cette passade homosexuelle lui aura passé. Il n'est pas comme ça. Mon frère s'est juste beaucoup trop pris pour ma mère quand j'étais gosse, et maintenant il est persuadé de devoir agir en 'femme'. Je ne serai pas surpris lorsqu'il m'en amènera une avec son air à demi gêné.
L'ennui des temps actuels, c'est que personne, que ce soit dans les jeunes ou les plus matures, ne sait où sont les limites de la déprave. Est-ce que c'est dans la fidélité ? Dans la religion ? Dans les m½urs de nos ancêtres ? Personne ne sait plus où aller vraiment. Plus personne ne veut faire attention à ce que nous devons faire ou pas. La limite s'est dissoute. Et maintenant, il suffit d'un rien pour tomber dans le mauvais chemin, pour se faire rejeter et traiter comme un damné. Pas étonnant que les juvéniles ne puissent savoir où se diriger lorsqu'ils n'ont pas de ligne conductrice. Je n'en ai pas non plus. Sur quoi me reposer ? Mon père qui rend ma mère cocue ? Cette dernière déprimée ? Mon frère immoral ?
Les crissements de mes pas sur la neige me font m'arrêter au milieu de ce parc que je connais si bien. C'est un lieu quasiment religieux, pour moi. Il s'agit après tout de l'endroit qui m'a connu sous presque tout mes jours. Colère, tristesse, euphorie, chagrin, amour, indifférence... Et vanité, un peu, j'avoue. Surtout lorsque je me tenais assis sur le banc près du centre de l'enceinte tout en critiquant les gens qui passaient devant moi. Bien souvent, c'était lorsque je venais de me disputer avec mon père. Où c'était lorsque j'en avais marre que Itachi joue la nourrice. Disséquer les gens n'apaisait aucunement mes problèmes mais au moins j'avais une vision plus dramatique que la mienne sous les yeux. Ça me faisait du bien.
Tout a changé depuis ces 'jeunes années'. Les parties vertes de cet endroit ont presque disparu, quelques arbres abattu pour rallonger le quartier adjacent. Seule la place de jeux des enfants est restée la même, avec l'oxydation en plus. Je reprends ma route pour choir sur le banc où je me suis retrouvé avec Shikamaru il n'a pas si longtemps que ça.
D'ailleurs, il me paraît très préoccupé ces derniers jours. Pas que je sois très observateur, mais je sais quand même voir lorsque mes amis ne se portent pas bien. Il a évité le sujet avec brio lorsque j'ai tenté de lui en parler, rétorquant que je ferais mieux de m'occuper de ce qui me turlupine personnellement. Il est vrai que nous ne pouvons pas vraiment aider les autres lorsque nous même sommes nous mêmes en soucis.
Il va falloir que j'y aille.
Je ne sais déjà plus la raison qui m'a poussé à vouloir aller le voir, en fin de compte. Après ces quelques jours de répit. Nara m'a appelé pour me mettre au courant qu'il s'était réveillé et même si j'ai été soulagé d'un poids titanesque en l'entendant, je n'ai pu maîtriser mon c½ur serré. C'est ainsi, il va falloir que je m'habitue à m'emporter pour Naruto.
L'hôpital est austère. Et sincèrement, les décorations qui sont un peu partout en prévision du réveillon le vingt-cinq décembre me paraît plus glauque que gai. Des patients viennent ici pour des examens sérieux, des gens viennent quérir des nouvelles de leurs amis, famille, conjoints... Certains d'entre eux apprennent des nouvelles terrifiantes voire mortifiantes et la seule chose qu'ils voient ce sont des sapins ridicules couverts de décoration de mauvais goût. Si j'étais eux, je m'énerverais sec.
Je me dirige vers l'homme qui se trouve derrière l'accueil et lui demande la chambre de mon ancien 'colocataire'. Une fois mon information obtenue, je le remercie poliment et prends le chemin de la chambre que je convoite avec tant d'ardeur. Il fallait que je vienne. Tôt ou tard.
Je regarde cette fichue porte avec l'espoir qu'elle s'enflamme et disparaisse d'elle-même. Un soupir et je frappe avant d'entrer dans la pièce. Tant pis s'il ne m'entend pas, c'est une chose à faire.
En posant mon regard sur les murs crépis, une désagréable sensation de déjà-vu me prend aux tripes, faisant remonter mon estomac dans ma gorge. Cette scène est dangereusement similaire à celle que j'ai vécue en venant voir Naruto suite à son accident.
Je regarde finalement dans la direction de Naruto, happé par sa présence inquisitrice. Il est allongé dans son lit les bras reposant sur son corps, les doigts noués entre eux. Naruto est véritablement envoutant. C'est dans son imperfection qui devient parfait. Avec son air fatigué, ses yeux pochés, ses lèvres pincées et son nez froissé... Il est comme une illusion. Je m'avance vers lui et prends place à ses côtés. N'ayant pas remarqué ma présence, il sursaute en me regardant avec une expression étrange. La première fois que je croise son regard inquiet.
J'essaie de lui faire passer tout le soutient que je peux via mon regard oblique. Cependant, aucune parole n'est échangée dans le silence intangible de la pièce.
Nous avons dépassé ce stade.
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Les jours passent, puis une semaine, puis deux... Et finalement, nous en sommes là. Au vingt décembre. Il me semble que hier encore, nous étions au mois d'octobre. Les jours passent trop vite, le temps passe trop vite... Et il s'accélère d'années en années.
Étrangement, comparé aux jours difficiles que j'ai vécu en compagnie de Naruto, je me sens apaisé, libre, on pourrait presque dire... Rayonnant. C'est étrange. Vraiment très étrange. Pour peu que j'en oublierais mes problèmes, ma vie, mes envies, mes peurs... Mes obligations. Je suis un mec terrifié par la vie. Un mec qui pense trop. Qui n'agit que peu. Et qui ne s'assume en aucun cas. Je crois. Peut-être que exagère pour me donner bonne figure parmi cet amas incertain.
Debout devant la gigantesque baie vitrée de mon appartement, je regarde au dehors, mon bol de thé entre les mains. La neige tombe encore et du givre cercle les fenêtres. D'ailleurs, plusieurs installations ont été mises en place car cette année nous vivons un hiver particulièrement rigoureux, tenace. Cela ravit les enfants qui batifolent dans la poudre blanche, ça agace plutôt franchement les employés de l'édilité publique et ça comble de joie les familles qui vivront un 'réveillon blanc'.
Je ne fêterai pas le réveillon avec mes parents. Déjà parce que je ne le fais plus depuis mes dix-huit ans, ensuite parce que mon paternel est en voyage d'affaires. J'irai voir ma mère, l'embrasserai pour la forme et repartirai ensuite. Pas envie de m'attarder. Pas envie qu'elle me pose des questions sur les cours, sur Naruto ou je ne sais quoi. Itachi a eu la bonne idée de leur parler de mes petites mésaventures avec mon accidenté de service. Enfin, il leur a dit que je vivais avec un homme désormais, ce qui n'a pas franchement comblé ma mère, qui me voyait déjà marié-gosse-maison avec jardin. Mon père quant à lui a vaguement hoché du chef avant de s'en désintéresser complètement.
Me savoir un peu triste fait de moi quelqu'un de joyeux, paradoxalement. Je crois que je n'ai jamais vraiment pensé mériter un quelconque bonheur. En me tenant ici, devant Tokyo, je me sens comblé. Je sens que depuis cette hauteur, je peux tout faire, tout arranger pour que ça aille mieux. J'aimerais bien changer ma façon de voir les choses.
Deux mains se glissent sur mes hanches et je fermes les yeux, portant mon thé à mes lèvres. Deux lèvres mutines viennent grignoter la peau de mon cou, me faisant frissoner alors que le liquide chaud me brûle presque la gorge. Puis les mains se déplacent lentement sur le devant de mon corps, tâtant et caressant mon épiderme glacé, déchargeant ses bourrasques de bien-être sous la chaleur incandescente de mon partenaire. Ces mains rudes et imposantes me font du bien. Certes elles maltraitent un peu mon corps, mais ça me fait du bien. Je n'ai pas besoin de douceur, là.
En ouvrant à nouveau les yeux, le reflet que je vois de moi est seul.
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Vendredi vingt-trois décembre, dernier jour de cours. Je marche lentement dans les rangs, regardant une ultime fois les installations avant de rejoindre Shikamaru qui m'attend à l'entrée de la classe, un peu blasé. Je salue respectueusement notre professeur avant de prendre congé définitivement.
Nous nous dirigeons lentement vers sa demeure, discutant des cours, de lui, de moi, de Kiba. Pour une fois, le ton est léger et simple, aucune prise de tête ni aucune morale. Je crois que c'est très bien apprécié, autant de mon côté que du sien. Me retrouver simplement avec lui me fait du bien, il est l'un des seuls de notre classe à ne pas me regarder... Suspicieusement. Comme si j'étais le fruit d'un crime atroce. Je n'ai rien fait, rien à me reprocher. Même Sakura m'évite un peu... Non pas que ça me manque, hein, mes véritables amis ne sont pas dans cette classe absurde.
Inuzuka est venu me parler plusieurs fois, sur le fil du rasoir. Je voyais bien qu'il était pas très à l'aise, et pour être franc je ne l'étais pas non plus. Nous nous sommes croisés plusieurs fois à l'hôpital alors que je venais rendre visite à Naruto. Depuis, je crois que je remonte peu à peu dans son estime, et en fait c'est un chic type. Un peu borné, pas très soigneux de son apparence, mais vraiment bon. Pas étonnant que Shikamaru ait flashé.
Même si je dois avouer que cette attirance est un peu... Bizarre. Il n'avait eu qu'une seule autre personne jusqu'ici, et c'était une fille. Ils ont cassé il y a un peu plus d'un an, si je me souviens bien. Une nana assez jolie, somme doute. Très grande, de longues jambes, les cheveux blonds coupés au carré. Ils sont restés cinq ans ensemble. Depuis leurs quinze ans jusqu'à leurs vingt et un. Il n'a jamais voulu m'expliquer pourquoi ils avaient décidé de tout arrêter, soudainement.
Et suite à ça, il m'a proposé cet accord tacite. Faire croire aux gens que nous étions un couple.
Je souris en y repensant, attirant les interrogations de Shikamaru qui était en train d'expliquer comment fonctionnait son nouveau processeur. Je lui réponds rapidement, et nous reprenons notre discussion là où elle en était. J'ai l'impression de vivre quelque chose qui n'est pas la réalité. Jusqu'à-ce que j'entende mon portable sonner dans mon sac.
Nous nous arrêtons et je fouille rapidement ma trousse pour retrouver l'appareil en perdition. Je le prends et décroche sans même regarder celui qui m'appelle.
« Bonjour Sasuke. »
Je sursaute violemment en reconnaissant cette voix presque royale alors que je regarde fixement Shikamaru, cherchant une quelconque échappatoire.
« Bonjour, Minato... » Je réponds, très peu sûr de ce que je prononce.
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Encore une fois, je me retrouve dans cet aéroport, attendant anxieusement le retour du grand frère de Naruto. Shikamaru a tenu à m'accompagner, qui sait pour quelle raison.
Minato voulait être présent avec Naruto durant les fêtes, ce que je comprends tout à fait. Et vu qu'il est à l'hôpital, il était impensable que mon accidenté prenne l'avion pour rejoindre la Corée. Surtout pas dans son état. Et égoïstement, parce que je ne voulais pas le savoir si loin de moi pour les fêtes...
Shikamaru soupire longuement en passant sa main sur sa nuque. Ses cheveux sont plus courts qu'avant, lui arrivant juste aux omoplates, formant un triangle avec leurs pointes. Les longues mèches non coiffées choient dans son dos tels les épis d'une serpillère. Pas très élégant. Et désormais, ses longues mèches sont toujours ramenées derrière ses oreilles, lui dégageant le visage. Et en plus, lorsqu'il pose ses lunettes sur son nez, il a vraiment l'air d'un érudit... Pas comme si ce n'était le cas.
Mes yeux retombent automatique sur le tableau d'affichage qui nous informent que le vol en provenance de la Corée a été retardé à cause des tempêtes de neige. C'est bien notre veine, tiens.
Je propose à Shikamaru d'aller nous asseoir en attendant Minato, ce qu'il accepte sans mot dire, poursuivant son observation des lieux. Nous prenons place sur des sièges non loin de la zone d'arrivage afin que je ne loupe pas l'approche du grand frère de Naruto. Il serait bien dérangeant qu'il nous passe devant sans que l'on ne voie rien... Je me demande distraitement ce que je fais ici.
Shikamaru sursaute soudainement en sortant son portable. Un texto. D'après ses yeux, rien de bien méchant mais le sourire qui nait sur ses lèvres en dit long.
« Message de la fête des amoureux ? » J'amorce en le regardant de biais.
Il fait claquer le couvercle de son portable en me regardant narquoisement, approchant son visage du mien pour me dire, très sérieux :
« Que tu crois. » Me rétorque-t-il, soulevant l'un de ses sourcils en signe d'ironie.
La curiosité tiquée au vif, je m'approche également de lui, plissant les yeux en l'interrogeant, muet. Ça m'étonnerait pas mal que Shikamaru fasse encore attention à cette coutume un peu dépassée, mais au Japon le vingt-quatre décembre est la journée des amoureux. Un peu comme la Saint-Valentin en Europe. Il est courant que certaines étudiantes envoient des messages doux à leur bien-aimé la veille du vingt-quatre, ou le jour-même de la fête...
« N'y pense même pas. J'te dirai rien, cette fois. » Confère Shikamaru en se reculant.
Je grogne un peu pour la forme et je lui fourre un coup dans l'épaule. Il me rend la pareille avant de sourire franchement, regardant le sol. Une annonce vocale me fait me redresser, perdant tout mon enthousiasme alors que anxiété reprend ses droits dans mon organisme. L'avion de la Corée vient d'arriver.
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Debout devant la zone correspondante à son arrivée, nous attendons patiemment que notre passager débarque. Cette fois apparemment, il ne restera deux semaines. Le temps du réveillon et du Nouvel An, qui dure plusieurs jours. Les jours les plus longs de l'année, sincèrement, là où l'on ne fout rien à part se prélasser. Belle connerie ! Heureusement que je ne suis plus forcé de l'appliquer, puisque je vis seul...
J'aperçois enfin la tête châtain que je cherchais. Je m'avance de quelques pas, sentant que je stresse un peu, malgré moi. Shikamaru reste derrière, jaugeant de son regard indiscret.
Minato me remarque enfin, m'adressant un vague signe de tête alors qu'il se retourne pour faire un second signe à quelqu'un que j'identifie comme une fille. Ils approchent vers nous et je suis curieusement surpris de la présence féminine. Elle est assez petite, pas moins d'un mètre cinquante, je pense. Ses cheveux brun cachou sont bouclés et attachés en deux couettes sur sa nuque. Son teint, comparé à celui de Minato, est très clair, très pur. Les lunettes noires sur son nez lui confèrent un certain sérieux. Quant à ses habits, elle portait un long manteau pruce qui trainait par terre ainsi qu'une écharpe en laine blanche. Imposante serait le bon terme, malgré sa petite taille.
« Excusez notre retard, l'avion a eu quelques problèmes. Aborda Minato en ajustant son sac à dos sur les épaules.
- Nous l'avions vu sur le panneau... C'est rien. Qui est-ce ? Interrogeai-je avec politesse.
- Excusez-moi ! Je suis Luyen Yen, la petite s½ur de Naruto... Annonça la jeune fille qui m'époustoufla littéralement de sa voix très rauque.
- Oh, eh, Sasuke. » Je réponds, un peu confus.
« Ça je le savais, Minato nous a déjà tout raconté sur toi. »
Pourquoi je sens que rien qu'avec cette phrase, j'ai pas de quoi me réjouir ? Et cet imbécile de Minato qui me nargue avec son air supérieur !
« ... Nous y allons ? » Je propose. Avant de créer une toute nouvelles spécialité culinaire : le coréen sauté avec sa sauce béchamel de bagages.
Nous avançons rapidement et j'entends Shikamaru se présenter aux deux jeunes gens derrière moi. Visiblement, ils n'ont rien contre lui. En quel honneur c'est toujours moi qu'on déteste !? ... Après réflexion, je ne veux pas savoir.
Notre charmant petit groupe poursuit donc sa route vers l'ancien appartement de Naruto, puisque je ne vais pas les héberger chez moi. Et puis quoi encore. Après quelques explications rapides et un peu forcées, j'avoue, je m'apprête à prendre congé lorsque Luyen Yen m'intercepte dans le couloir. Son frère étant resté dedans et Shikamaru dehors, je l'écoute attentivement.
« Tu sais, j'ai rien contre toi directement. Je crois mon frère lorsqu'il dit que t'es quelqu'un de bien en vrai. Ce qui va pas m'empêcher de t'analyser de fond en comble.
- Comment ça ?
- Je suis très cartésienne dans mon opinion. J'aime ou j'aime pas. Pour toi, j'ai pas encore décidé c'que ce s'rait.
- ... » Ils sont tous dérangés, ils sont tous dérangés, ils sont tous dérangés.... « J'espère que nous nous entendrons, Luyenen. Naruto compte pour moi, malgré tout ce que Minato a pu te raconter et...
- C'est Luyen Yen. Deux mots distincts. »
J'acquiesce vaguement et prends congé sans autre préavis. Une fois que j'ai rejoint Shikamaru, ce dernier me toise avec amusement avant de prendre la parole :
« Eh bien Sasuke, je crois que t'es dans une galère pas possible !
- Ouais... Et ça va pas aller en s'arrangeant si tu veux mon avis...
- Bon. On va tâcher de te trouver une solution et après je file au restaurant.
- Restaurant ?
- Je vais donner un coup de main à Kiba, il y a plein de commandes pour le réveillon.
- ... C'est bon, vas-y. Je vais trouver la solution.
- Comme tu veux. Tu m'appelles au cas où, hein ? Tu fais pas ton déprimé de la vie.
- Casse-toi. »
Il éclate de rire avant de partir vers les arrêts de bus. Je me sens seul. Et en arrivant dans mon immense appartement, je m'accroupis devant la porte d'entrée, le visage entre les jambes.
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Lorsque j'arrive pour rendre visite à Naruto ce soir-là, je me sens comme quelqu'un d'autre. Ce Sasuke m'est étranger, m'est indifférent. Je ne le comprends pas. Il ne me comprend pas non plus.
J'entre dans la pièce et je trouve mon coréen debout devant la fenêtre, l'une de ses mains enserrant le rideau écarté. Un fin sourire est sur ses lèvres alors qu'il regarde défiler les activités de la rue un peu en dessous de nous, simplement. Son frère et sa s½ur sont certainement déjà passés le voir. Qu'est-ce que je fous là, bon sang... Je n'ai aucun lien avec lui. Aucune rattache. Qui suis-je pour oser venir lui rendre visite alors que... Je me sens fautif ?
Je m'approche de lui sans un bruit et, me laissant aller à une attitude qui ne me ressemble pas, je le prends dans mes bras à la manière dont j'ai rêvé qu'il le fasse ce matin...
A suivre...
Bien !
Hum, en m'excusant encore une fois pour ce retard.... J'espère que ce petit chapitre vous aura plu. =)
N'hésitez pas à me dire tout ce que vous pensez !! <3
A tout bientôt,
Kelly