
Saluti la populasse !
Revoilà la Kelly après quelques semaines de motribusserie. (donc de mort temporaire, je précise.)
Hm... Que dire. J'ai pas grand chose à vous dire, en fait ! Oh je sais, c'est affreusement triste, mais que voulez-vous, je suis ainsi faite. Oh oh oh oh !! (Genre, le rire à la "Vendeur de masques dans Zelda Majora's Mask")
Ce n'est pas comme si la vie passionnante et captivante de cette chère Suissesse vous passionnait, je me trompe ?
Laissez-vous plutôt emporter par mes mots, comme vous en avez l'habitude. A plus bas, pour les traditionnels adieux.
<3
Enjoy.
~ ☆ ~
La rue est trop calme, en début de soirée. Cette petite rue derrière l'hôpital, habituellement si bondée. Seule une dizaine de personnes qui marchent tranquillement. Il y a une fête dans les environs, ou quoi ?
Je sens que mon portable vibre dans ma poche, je le sors d'un geste machinal, ouvre le clapet et le colle à mon oreille sans regarder qui appelle. Qu'importe.
« Sasuke tu es où ? »
... Oh merde. Je l'avais oublié celui-là. Shikamaru. Il est vrai que normalement, je devais passer chez lui ce soir... Pour passer la soirée « en amoureux », même si on ne l'est pas. Ça ne nous empêche pas d'être très proches. Je pense qu'il s'agit de mon ami le plus cher... Enfin, pour autant que je le considère comme tel, disons.
« Dans la rue de l'hôsto' du Sud. Désolé.
- Qu'est-ce que tu fiches dans un endroit pareil !? »
Je ne réfléchis pas lorsque je lui réponds, tellement habitué aux mensonges.
« Je venais rendre visite à ma tante. Elle est malade.
- Ah, désolé. Tu passes quand même à la maison ? Ma s½ur me saoûle pour que tu ramènes tes fesses.
- Okay, j'arrive dans quelques minutes, le temps de prendre le tr... de prendre le tram.
- La porte est ouverte, si jamais. A toute ! »
Il raccroche sitôt sa dernière phrase lancée. Je me dirige vers la voie de tramway la plus proche et attends sur le bord de la piste. L'accident de Naruto tourne en boucle devant mes yeux sitôt que je les clos, me terrifiant et me glaçant à chaque fois un peu plus. Saleté. Il faut dire que j'aurais pu l'éviter. Faire en sorte que cela n'arrive pas. Enfin bon, au moins ses jours ne sont pas en danger....
Je plonge mes mains dans mes poches et me rends compte que j'ai toujours le portable de Naruto en ma possession. J'ai oublié de le déposer dans sa chambre... Ce n'est pas qu'il en ait tellement besoin, mais même.
Je sors l'appareil de ma poche et le contemple quelques secondes. Je me demande comment est son frère... Est-il pareil à lui ? Blond aux yeux bleus, air malicieux, sourire envoutant, élancé, beau... Crétin, aussi.
Je soupire en me rendant compte du genre de pensées pathétiques qui me traversent. Suis-je donc si désespéré pour énumérer les différents attributs positifs de Naruto ? Suis-je donc à ce point perdu ? Seul ? Isolé dans ma peine ? Je n'en sais rien.
Je vois les choses tourner autour de moi et me submerger comme si j'étais capable de les affronter, et c'est ce que je suis. En apparence. Mais dessous, sitôt que tout le monde regarde ailleurs et me pense bien intègre, j'éclate. Je deviens le vrai moi, celui qui a peur et n'est pas convaincu de ses choix. Celui qui aimerait être du bon côté, sans se poser de questions. Est-ce que cette façon de vivre me convient-elle vraiment ? Je n'en sais rien. Je ne préfère pas le savoir, plutôt...
J'avais pensé qu'en draguant et en allumant toutes ces personnes devant lui, Naruto comprendrait que je n'étais pas vraiment avec Shikamaru, que c'était du bluffe pur et simple. Je suis un salaud.
Je ne le pense pas, mais on me le dit souvent. Et dans la plupart des cas, c'est accompagné d'une claque bien sentie, voire même deux lorsque je me « surpasse ».
Je fronce mon nez alors que je me remémore ces charmants souvenirs. Et après, ce sont les hommes les malappris. De qui se fout-on, franchement ? Quoique... Il y a aussi eu des hommes qui m'ont flanqué des giffles.
L'ennui dans ces pensées on ne peu plus réjouissantes, c'est qu'on finit inéluctablement par arriver sur une autre sorte de songes... Vous savez... Ceux qui vous emmerde profondément, ceux qui vous donne envie d'être un légume pour y échapper, ceux qu'on n'apprécie pas vraiment... Les remords.
Ou bien les regrets, mais les deux sont de mèche, étant tous les deux fourbes et sadiques. C'est vrai, il suffit de voir ce à quoi mène les remords pour se rendre compte à quel point c'est futile et agaçant !
Je n'ai aucun remords. Vraiment. Ce n'est pas parce que le frère de Naruto m'intrigue que je m'en veux. Ce serait consternant et ridicule. Alors je n'ai pas de remords. Je ne regrette pas de ne pas avoir discuté avec Naruto, ni même de ne pas m'être rendu compte qu'il comptait assez pour que je veuille le rendre jaloux. Je ne déplore aucunement le fait de ne pas savoir sa nationalité ni son numéro de portable. Je ne souhaite en tout cas pas le connaître. Pas dans ce sens-là tout du moins.
Ce que je regrette en revanche, c'est de ne pas avoir suffisamment de fibre morale pour me convaincre moi-même de telles absurdités.
Demain, le frère de Naruto m'appellera sans doutes à nouveau. Aurais-je assez de cran pour lui répondre sans avoir envie de lui hurler mes questions brûlantes ? Je ne sais pas. C'est hors de mon contrôle.
La seule chose que je désire désormais, c'est dormir. Et espérer dormir convenablement pour oublier. ... Est-ce que son frère arrivera demain ?
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Deux heures du matin, chez moi. Dans mon lit. Entouré de mes meubles. Mes objets. Ma vie. Mon illusion notoire.
Je ne suis pas passé chez Shikamaru en fin de compte, n'ayant aucunement l'envie de faire semblant d'aller bien alors que je suis préoccupé. Très préoccupé. Trop préoccupé, en fait...
Je vous le dit, je deviens fou. Complètement dingue, plus sur Terre, plus dans mes convictions. Et ça me fait peur. Est-ce que Naruto a réussi à ce point à me transformer alors que je ne m'intéressais qu'à son fessier ?
Je vis avec mon frère, Itachi. Mes parents habitent un appartement deux étages au dessus du notre, dans ce gigantesque bâtiment appartenant à mon géniteur. Je n'attends qu'une chose, avoir assez de fric pour me casser et trouver un appartement ailleurs, voler de mes propres ailes sans être « le fils de Mr. Uchiwa-tout-puissant ». Itachi quant à lui accepte bien son rôle de petit bourgeois... Ça se voit sur lui, d'ailleurs.
Il paraît que nous sommes des princes. Quelle connerie. Comme si deux mecs comme nous, hors norme jusqu'au bout des ongles pouvaient être des princes ? Certes nous sommes les dignes fils de Fugaku Uchiwa. Et après ?
Notre père se fiche royalement de nous. Tant que nous n'interférons pas dans son business, alors il est heureux. Sasuke et Itachi ne sont là que pour embellir sa réussite, pour montrer que même en étant influent, on peut avoir une vie de famille exemplaire. C'est ça. Enfin, c'est la belle utopie qu'il fait avaler aux médias, disons. Et nous obéissons gentiment lorsque nous devons poser pour nos « photos de famille ». Avons-nous vraiment une famille ? Mon père infidèle, ma mère malheureuse, mon frère dépravé et moi. Juste moi. Avec tout le respect que je dois à ma famille, je pense être le meilleur de nous quatre. Je suis un salaud, mais au moins je le sais et le reconnais. Je sors avec mon meilleur ami à cause d'un pacte, je me fous royalement de mes conquêtes, j'ai fait perdre connaissance à celui que j'...
Je soupire longuement, dépité. Je suis vraiment maudit, alors ? Mes pensées qui reviennent toujours sur lui. Il faut croire que cet accident m'aura plus marqué que ce que je veux bien dire, apparemment. Même si ça me gave royalement.
Quelques coups se font entendre contre le bois de ma porte. Je grogne assez fort pour que le second habitant des lieux sache que je suis réveillé, et donc qu'il peut entrer.
Mon grand frère pousse alors le battant, faisant passer sa tête dans l'entrebaillement.
« Je peux venir m'asseoir un moment, Sasuke ? Interroge-t-il en me regardant de biais.
- Au point où j'en suis. Viens. Je lui réponds de ma voix blasée. »
Il s'avance donc de sa démarche assurée vers le bord de mon lit. Il est encore habillé, et ses cheveux sont détachés et tombent autour de son visage démaquillé, pour une fois. Personnellement, je le préfère largement au naturel, ainsi. Il paraît un peu moins femme et est plus beau, je trouve...
Il s'assied sur le bord de mon futon et se glisse sous la couette sans même me consulter au préalable. Je râle pour la forme, mais il sait bien que ça ne me dérange pas.
« Comment vas-tu, petit frère ?
- Tu viens me voir à deux plombes du mat' pour t'enquérir de mon état ? » Lui soufflai-je avec un sourire ironique. « eh bien rassure-toi, je vais très bien. Maintenant, dis-moi ce qui t'amène vraiment. »
Il tourne sa tête vers moi et se redresse sur les coudes, remettant ses cheveux derrière son épaule, me fixant très sérieusement. Il m'agace, lorsqu'il fait son fin psychologue analyste !!
« Quoi ? Lançai-je, irrité.
- Tu ne vas pas bien.
- ... Qu'est-ce que ça change ?
- Tu me mens, Sasuke, ça me blesse. Dit-il d'un ton faussement peiné.
- Oh par pitié, tu ne vas pas me dire que tu t'en formalises encore ? On vit ensemble. On se voit tous les jours, et tous les jours je vais bien, fin de l'histoire.
- Sauf qu'on ne vivra plus ensemble très longtemps, Sasuke.
- Comment ça ? »
Je me redresse à mon tour, fronçant les sourcils. Il adoucit ses traits avant de me dire d'une petite voix :
« Je vais déménager la semaine prochaine.
- Et pour aller où, je te prie ? Crachai-je, de fort méchante humeur face à cette... trahison !
- Chez Hidan, où veux-tu que j'aille d'autre ?
- Quoi !? Chez ce.... Cette... chose ? Débitai-je, au bord de l'évanouissement. Itachi a des goûts vraiment, vraiment très étrange en matière d'hommes, parfois...
- Je t'interdis ! C'est un homme admirable ! Il fait beaucoup pour la population gay, et il est pourtant très croyant, tu sais ! Il a déménagé de l'Angleterre, qui est son pays natal afin de s'installer ici pour habiter avec moi !
- Comment ça ? Dis-je, me répétant d'une manière particulièrement pathétique.
- Eh bien oui, je te l'ai dit, il est très militant pour les homosexuels. Il était venu au Japon seulement pour quelques mois histoire de rencontrer un homme ici, pour son travail... Et finalement, il veut s'établir ici, avec moi.
- ... Vous êtes vraiment amoureux, alors ?
- Oui.
- Tu es certain de ne pas faire de grosse connerie ?
- Ça, on verra ce que le temps nous réserve... Me dit-il avec un petit sourire. Enfin, je reconnais mon frère. Je soupire avant de lui répondre.
- Puisque je ne peux rien faire contre... »
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Cela fait quelques minutes que Itachi s'est endormi à mes côtés. Nous dormons souvent ensemble, lorsque nous n'avons pas de partenaire avec nous.
Ses mots me trottent dans la tête alors que je me torture et tente de me faire violence pour pouvoir faire autre chose que penser à Naruto. J'en ai assez. De lui, de moi, de ma culpabilité crétine, de ma peur lanscinante, de mon...
Je ferme violemment mes paupières, me crispant entièrement alors que je sais parfaitement ce que j'allais penser. Ridicule. C'est la nouvelle d'un Itachi déménageant avec un religieux dérangé qui me fout des idées en sucre dans la tête. Rien d'autre. Et surtout pas une vérité cuisante, ça, ce serait la pire des choses.
Je ne m'endors pas avant quatre heures du matin. Mais au moins, j'ai réussi à éviter de penser que je suis amoureux de Naruto. Ce qui est faux, évidemment. C'est une évidence.
A moins que cette petite voix qui me murmure que je me voile la face ne dise vrai...
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Je me réveille en sursaut en entendant une sonnerie digne d'une annonce de guerre. Je ne reconnais pas cette musique. Itachi à toujours son vibreur et ma sonnerie à moi est celle par défaut. Et je réalise que c'est le portable de Naruto, posé sur la petite table basse devant mon futon, qui s'excite pareillement.
Je me lève d'un bond, réveillant Itachi par la même occasion en le piétinant, puis je saute sur le portable pour l'ouvrir et répondre.
« Sasuke ? Me dit la voix insupportable de Golden Boy. Il y a passablement de bruit derrière lui, j'ai un peu de peine à l'entendre.
- Oui.
- Je suis à l'aéroport de... » Petite pause où j'entends des bruissements de feuilles. « Narita. Tu sais où c'est n'est-ce pas ? Pour me chercher, je dis. »
Je réfléchis un instant, et me souviens de la ligne pour Narita. Pourquoi est-il si loin du centre de Tokyo ? Il va me falloir au moins trois heures de taxi pour atteindre l'aéroport.
« Je prends le taxi et j'arrive d'ici une heure ou deux. »
Je raccroche au nez de mon interlocuteur, et me dépêche de préparer des habits propres. Une peur sourde prend mes tripes lentement, mais je n'y fais pas attention.
Je prends une douche rapide, m'habille avec les habits préparé, puis je retourne dans ma chambre où je croise un instant le regard interrogateur de mon frère, enfin totalement émergé du sommeil.
« où vas-tu de si bonne heure ?
- Je dois aller... chercher quelqu'un à Narita.
- A l'aéroport ? Qu'est-ce qui...
- C'est rien. Je ne sais pas vers quelle heure je rentre ce soir, ne m'attends pas pour manger.
- Cela fait longtemps que je ne t'attends plus. Depuis que tu as commencé l'école d'informatique, je ne te vois presque plus, le soir. Et tu sors étrangement plus souvent qu'avant au Chill Out...
- ... Je te promets de t'expliquer. Il faut que j'y aille. »
Je sors en trombe de mon appartement et m'engouffre hors de l'immeuble en quête d'un taxi. Après quelques minutes, je parviens à en intercepter un. Je lui indique mon itinéraire et je ferme les yeux. Mon estomac est contracté au possible et je sens comme mille couteaux sous ma peau, me tiraillant dans tous les sens. De l'appréhension à l'état brut, telle que je n'en ai jamais connu. Qu'est-ce qui me met dans cet état ? Après tout, ce n'est que le frère de Naruto. Golden Boy, dont je ne sais même pas son prénom... Affligeant.
Les paysages urbains laissent bientôt place à des décors un peu plus rupestres, tout en restant moderne. J'aime Tokyo pour cela : où que l'on soit on sait que l'on est dans cette ville extraordinaire.
Les panneaux indiquant l'aéroport de Narita se succèdent de plus, faisant monter la pression de mon « peuromètre ». Je suis un peu transi, aussi, et mes mains sont moites. J'ai horreur d'avoir les mains moites, c'est chiant.
Après une heure et demie de voiture, nous arrivons enfin devant les larges parkings de Narita, où nous passons une nouvelle demi-heure à chercher une place. Je paie le taximan avant de sortir de la voiture, les sourcils froncés. Je me repose encore les mêmes questions, comme un vieux disque usé repasserait la même chanson en boucle. Comment va être Golden Boy ? Va-t-il être comme son frère, blond ? Sera-t-il grand ? Aura-t-il les yeux bleus ? Je me le demande tandis que je passe les portes de l'entrée de l'aéroport, là où les familles attendent leurs semblables. Je n'ai pas de famille à attendre, ou du moins ce n'est pas la mienne.
Je suis dégoûté. Je le sens au fond de moi, ça me mange l'intérieur, me ronge, me décompose d'une façon bien peu plaisante. Mais de quoi suis-je donc blasé ? De Naruto ? De moi ?
Je sors machinalement le portable de Naruto de ma poche. Bientôt plus de batterie.
Je voudrais pouvoir imprimer ces images dans ma tête, mais j'ai l'impression que plus je regarde autour de moi, plus mon décor s'efface, pour me laisser dans d'obscurs horizons. Bientôt, j'entendrai une voix de femme chanter les louanges divines et je n'aurai plus qu'à me raser la tête avant d'aller dans un monastère. Je suis si... lassant, parfois.
Je sens mon propre portable vibrer dans ma poche, mais je n'y fais aucunement attention. Ce n'est pas grave, je m'en fiche royalement, le Dalaï Lama peut m'appeler lui-même que je ne broncherai pas d'un chouilla. J'éteins donc mon portable sans regarder mon appeleur.
Je lève ensuite les yeux vers le panneau d'affichage pour regarder les arrivées. Je plisse les yeux instantanément après. Golden Boy est déjà arrivé, en fait. Quel con.
Je baisse donc les yeux vers l'amas de gens qui attendent et cherche instinctivement une tête blonde. Ma main se crispe au fur et à mesure sur le portable de Naruto, comme si je m'y accrochait à la manière d'une bouée de sauvetage. Où est-il, bon sang ? Veut-il donc à ce point me faire perdre la tête ? Quoique... Je pense l'avoir déjà perdue. C'est dommage, on me disait que j'avais une belle gueule.
Je ricane quelques peu à ces pensées, mais c'est un rire saccadé, et je le sens bien. A l'intérieur de moi, tout tourbillonne. Je me sens dépassé, et subitement l'envie de partir en courant me paraît totalement aguichante, de loin.
Lorsque j'amorce un mouvement pour sortir de l'entrée trop voyante et trop bling bling de Narita, une main carrée se pose sur mon épaule, et je reconnais cette poigne solide et ferme. La même que celle de Naruto.
Je me retourne en fermant les yeux rapidement, avant de tomber sur un mec totalement invraisemblable, mais pourtant, je sais qu'il s'agit de « mon » Golden Boy.
« Sasuke, je présume ?
- Bonjour Go...
- Minato. Minato Uzumaki.
- Ah... »
je perds un peu de mes moyens devant lui. C'est stupéfiant, j'ai l'impression d'avoir une copie de Naruto devant moi ! Ou plutôt, un sosie. Il a les cheveux blond cendrés, avec des reflets cuivrés sur le devant de sa frange courte. Ses yeux sont d'un bleu nuit profond, et contrairement à Naruto, il n'a pas ces espèces de fines cicatrices sur les joues... Je me demande d'où elles viennent, d'ailleurs, ces cicatrices...
« Excuse ma froideur. Mais pouvons-nous aller auprès de mon frère, je te prie ?
- Bien entendu. Allons-y... »
Je ne dois pas lui faire vraiment très bonne impression, pour une première fois. Enfin, une première fois en « vrai ». C'est frustrant, moi qui arrive à avoir tout le monde sous mes ordres après un regard, on dirait que pour lui, ce ne sera pas si évident. En même temps, je n'ai pas franchement envie de l'enrouler...
Je me demande comment il a su que j'étais Sasuke.. Après tout, tous les japonais ici se ressemblent, même si je l'avoue, je suis plus beau que la plupart d'entre eux. Comment ça, « attention au plafond » !?
Nous ressortons et j'appelle un taxi, lui indiquant l'hôpital où Naruto réside. Nous faisons le voyage en silence, et ce malgré le millier de questions qui me taraudent l'esprit. Mes mains sont toujours moites.
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« Sasuke ?
- Quoi ?
- Mon frère... T'a-t-il déjà parlé de moi ?
- ... Oui. Enfin, je sais que vous êtes proches, mais après... Il n'est pas entré dans les détails.
- Je suis très, très protecteur envers lui. »
Je sens que son ton plane sur moi comme une menace. Je lui lance un regard glacial avant de reprendre.
« Tant mieux pour toi. Entrons. »
J'avance dans la ferme intention d'aller au devant de la réception pour annoncer notre visite à Naruto, mais Minato retient à nouveau mon bras pour me souffler, très proche de mon oreille :
« Il 'a également parlé de toi. Très souvent. C'est pour cette raison que je t'ai reconnu, à l'aéroport. Un air suffisant, et une beauté indéfinissable. Mais il paraît également que tu es un sacré petit con... »
Je ne réponds rien et pour l'une des premières fois de ma vie, je rougis jusqu'aux oreilles. Bon bien entendu, pas d'un rouge vermillon, mais un beau rosé, ça sans doute ! Je ne me vois pas non plus...
Je suis sur le point de lui répondre lorsque le médecin agaçant d'hier m'intercepte.
« Monsieur Uchiwa ? Vous êtes déjà revenu ! » Puis il se tourne vers Minato avant de reprendre « Et avec un membre de la famille, parfait. »
« Comment va Naruto ? Interroge Minato en retirant sa main de mon bras, endolorissant quelques peu celui-ci.
- Eh bien... Commence l'homme, un peu confus. Il s'est réveillé, ce qui est en soi une excellente nouvelle après seulement vingt-quatre heures, cependant... il semble avoir perdu l'ouïe. »
Je le regarde, incrédule devant ses propos. Qu'est-ce qu'il vient de nous dire, au juste ? C'est une blague ?
A suivre...
Et voilà le travail !!!
C'était le dernier chapitre sous le point de vue de ce cher Sasuke pour le moment... Peut-être reprendrai-je les devants de son esprit plus tard, mais maintenant, je vais revenir sur Naruto !!
Désolée pour les fautes que j'ai laissé derrière moi, je n'ai franchement pas relu... Navrée. Je voulais faire au plus vite, étant donné mon énoooorme retard. * Coeur *
A tout bientôt, gros bisous à tout le monde, et en particulier à ceux qui me soutiennent... Merci.
xxx Kelly