
Yo les jeunes et moins jeunes !
Me revoilà, pour de nouvelles aventures palpitantes !! =D
(Venez vite vous amuser, les enfants... ouéééé..... )
Ahem.
Bref, voilà la suite, après.... trois ? Quatre semaines ? Je ne sais plus.
A plushicnouuuuu !!!
(au fait, c'est triste. Si vous êtes au bord du suicide, ne lisez pas. Sasuke est un connard, oui, je le sais, c'est voulu.)
~ ☆ ~
Vingt-sept octobre.
Quel bond dans le temps, n'est-ce pas. Il faut dire que depuis cette soirée, plus rien n'a été comme avant, et j'ai vécu comme dans un cocon. Replié. Ma crainte la plus grande s'étant réalisée. Tout s'est terminé de façon étrange. Abrupte. Comme ce début.
La soirée a suivi son cours. Je suis descendu pour aider Shizune qui avait besoin de moi, et Haku m'a fait un dernier signe d'au revoir, avec son sourire chaleureux. Sasuke était présent. Il est toujours présent. D'une façon presque dérangeante. Sans pour autant l'être, parce que s'il n'était pas là... Alors je serais certainement moins « moi ».
Je vais raconter ce qui s'est produit lors de cette soirée. Ce qui fait que je suis si... je ne sais pas. Triste ? Non, même pas. Offusqué ? Non plus. Je dirais que c'est un mélange entre de la déception et du vide.
Lorsque je suis redescendu pour prêter main forte à Shizune, Sasuke est également descendu. J'étais heureux, vraiment. Je me sentais bien, je riais, je souriais. Je faisais mon job qui me plaisait. J'étais avec une amie un peu bizarre certes, mais qui savait très bien me comprendre. Maintenant... je n'en suis plus certain. Je ne lui ai pas parlé de ce qui s'était passé, cette fameuse soirée.
Quelques minutes avant la fin de mon service, Shizune m'avait demandé d'aller en réserves chercher de nouvelles boissons. J'avais ronchonné pour la forme, mais en vrai j'étais tellement heureux de pouvoir être utile que je m'en fichais pas bien mal. Arrivé là-bas, mon habituel visiteur intempestif s'est montré : Sasuke. Tout est allé très vite après... Si vite...
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Vendredi seize aout, alentours de vingt-trois heures quarante.
Shizune me prend vraiment pour son larbin. Elle m'envoie toujours chercher les boissons à sa place !! Mais c'est tellement agréable de travailler en sa compagnie que je ne vais pas me formaliser. Après tout, même si je ne l'avouerais jamais en public j'adore faire toutes ces taches. Au moins, si je ne passe pas l'année (ce que je n'espère pas !!) je pourrais toujours travailler à plein temps ici, au Chill Out.
J'arrive devant le local des boissons et j'entre à l'intérieur, m'appuyant sur la porte métallique glacée. Ah, que ça fait du bien de pouvoir respirer de l'air frais ! Je me dirige en souriant vers la caisse qui m'intéresse et je l'ouvre, cherchant les bouteilles qui m'intéressent.
Je ne tarde pas à entendre la porte se rouvrir, et cette fois, je me retourne sans avoir l'air surpris et lâche un « Sasuke » tout en souriant à en effet, un Sasuke frais et dispo. Il faudra que je songe à parler à Jiraya concernant la sécurité des locaux... Tout le monde y entre comme dans un moulin à vent.
Sasuke s'avance près de moi et je ne peux m'empêcher de me damner pour le trouver aussi... sexy.
« Tu viens de nouveau m'aider ? Lui demandai-je.
- En quelques sortes, oui. Me répond-il en me regardant en coin, penché sur la même caisse que moi.
- Comment ça ? »
Il se redresse et me regarde majestueusement. Tout en lui pue la luxure et le désir, mais je ne dois pas me laisser distraire pour si peu. Mais est-ce vraiment si peu ? Il sort avec Shikamaru. Shikamaru est présent. Il sort avec Shikama...
« Relève-toi, Naruto. Lâche-t-il avec une lenteur qui semble calculée. Je m'exécute. Impossible de résister.
- Que fais-tu ici, Sasuke... »
Le fier Uchiwa me regarde avec un certain amusement, et il pose lascivement sa main sur sa hanche tout en arrangeant sa mèche droite derrière ses oreilles. Seulement, elle se rebelle et tombe à nouveau sur le visage fin et blanc de Sasuke.
Il se rapproche de moi. Un pas. Deux pas. Quelques centimètres, et toutes les choses que Kiba m'a avouées sur lui me reviennent en pleine face. Coureur de jupons, beau parleur, crétin, crétin, crétin.
Une désagréable sensation de froid me descend les joues, faisant se dresser les cheveux de ma nuque. Bordel. Je le sens très mal. Vraiment très mal. Je le regarde qui s'avance encore. Un pas. Mon c½ur saute une fois. Deux fois. Il s'accélère. Je ne maîtrise plus rien. Je sens juste l'odeur de Sasuke. Je vois juste ses yeux noirs et profonds. Un pas. Merde Naruto, mais réagis bon sang ? Où est passée ta fierté ?
Mais même en m'insultant de tous les noms intérieurement, je suis hypnotisé. Je ne peux rien faire, il m'a ensorcelé. C'est foutu. Je suis définitivement perdu dans cette noirceur, dans ces sensations, dans mes tremblements, dans ses bras qui lentement se posent sur moi. Et je pense à Shikamaru. A Kiba. A mon grand frère... Minato... Que dirais-tu en voyant ton frère si faible ?
Sasuke détaille mon visage au peigne fin, apparemment satisfait de sa vision. Ses yeux s'arrêtent quelques instants sur mes lèvres, remontent le long de mes joues qui je pense, doivent avoir de belles couleurs, puis il retombe sur mes lèvres. Il lèche les siennes. Putain. Putain. Quand je disais qu'il puait la luxure, je pèse mes mots. Crétin. Sasuke, arrête ce jeu tout de suite ! J'aimerai le lui dire. Mais ma gorge est nouée, mes genoux coupés, ma bouche scellée.
Il s'avance encore. Je remarque dans le fond que la porte a le verrou tourné. Personne ne peut entendre, personne ne me sauvera. Personne ne l'empêchera. Personne ne pourra me dire que je me laisse faire comme un con. Personne ne verra Sasuke se pencher sur moi pour m'embrasser.
Le contact de ses lèvres est exactement comme je l'avais imaginé. Fin. Voluptueux. Talentueux. Je ne suis pas dans les premiers qu'il embrasse, et je le sens clairement. Autant plus quand je sens sa langue taquine se presser contre ma lèvre inférieure. Qu'ai-je donc fais ? Qu'est-ce que j'ai laissé passer pour que j'en arrive à me faire embrasser par un connard, dans une réserve de boisson, avec tous les mots d'insultes possibles à mon égard ? Il se sépare de moi d'à peine quelques millimètres, et il plonge son regard dans le mien. Je ne vois rien. On est trop près, trop proche, trop peu d'espace. Mes genoux tremblent fébrilement tandis que je me sens durcir sous l'impact de cet interdit. Et je me dégoûte.
Moi qui avais tellement de principes. Je les ai tous foutus au feu. Bravo Naruto, tu as fais fort. Sasuke ne me laisse pas le temps de penser plus qu'il revient à la charge, m'embrassant avec plus de conviction. La seule chose que j'interprète de lui, c'est son désir. Il n'y a aucun amour dans son geste, aucune affection. Juste un désir brute et animal. Je sens que je vais vomir. Et je le ferais certainement si son baiser n'était pas si bon.
Puis je me ressaisis, enfin, je le repousse violemment et prends les bouteilles que j'étais venu chercher et je repars dans la salle, vers Shizune qui m'interroge du regard en me voyant arriver. Je ne dois pas avoir bonne mine, en effet.
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Je me retourne violemment dans mon lit pour ce souvenir douloureux. Et dire que ce n'est pas le pire. Sasuke avait été si expérimenté...
Je passe un doigt fébrile sur mes lèvres afin de le laisser libre court à mon souvenir qui je le sais, finira par me prendre tôt ou tard. Voilà ce que je suis. Un mec qui a perdu ses principes. Qui est en haine avec lui-même. Et qui se fait avoir royalement par un connard. Super. Et après, on vient se plaindre.
Et dire que ça fait déjà deux mois... Je n'ai pas vu le temps filé. Les cours ont continué,les soirées au Chill Out aussi, les lettres échangées avec mon frère, tout. Et pourtant...
Je frappe mon coussin en repensant à la soirée. Mais cette fois, je laisse mon souvenir me submerger. À quoi bon ? Je sais que je suis fini. Alors un peu de torture en plus ou en moins... Ne changera rien.
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Les minutes coulent lentement. Très lentement. Trop lentement. Je tremble encore sous le baiser de Sasuke. A-t-il vraiment eu lieu ? Oui. Sinon, je ne serais pas dans un tel état.
« Naruto, tu te sens bien ? Me questionne Shizune tandis qu'elle prépare un verre d'eau gazeuse.
- Oui. Bien entendu. Lui rétorquai-je en tachant de lui faire un grand sourire. »
Elle s'arrête quelques instants pour me dévisager, prend l'argent que lui tend le client sans compter. Elle semble si sérieuse... Mais n'insiste pas.
La fin de mon service approche. Mes amis sont déjà partis, Sakura et Ino les ayant convaincu d'aller au cinéma, en fin de compte, parce qu'elles n'étaient décidément pas d'accord sur un sujet qu'elles avaient eu dans leur dernière conversation. Ils étaient donc partis, me disant de les rejoindre par la suite. Je leur ai répondu par l'affirmative, mais je ne vais pas y aller. Me retrouver de nouveau avec Sasuke... Non... Je ne veux pas. Plus. Pas pour le moment.
Shizune me demande si je veux rentrer avec elle. Je décline gentiment l'offre et me dirige vers le vestibule des employés. Sasuke... Espèce de connard. Comment tu as pu me faire ça ? Comment tu as pu faire ça à Shikamaru ? N'as-tu donc aucune morale ?
Je rassemble mes dernière affaire et sors du Chill Out. Je le sais, il faudra que j'aille une conversation avec Sasuke. Et Shikamaru. Ou pas... Je ne sais pas vraiment, en fait. Un côté me dit que oui, l'autre non.
Arrivé dehors, l'air frais de la nuit me prend le visage et les mains. Ah... Même si on est en août, c'est vraiment dingue comme il fait bon. L'étrange sueur froide que j'ai eue dans la chambre de boisson me reprend alors que deux bras puissants m'encerclent le bassin, dévorant ma nuque de baisers. Sasuke. Je le sais. Je reconnais déjà ses lèvres.
« Lâche-moi ! » Lui criai-je presque.
Je me retourne pour les faire face, et je le vois qui sourit en coin. Comme d'habitude. Ça m'agace, et lorsque j'ouvre la bouche pour lui gueuler encore dessus, il fond sur moi et m'embrasse violemment. Comme en manque... Je veux d'abord le repousser, lui hurler que ce n'est qu'un salopard, mais tout le désir que j'ai pour lui refait surface et je suis à sa merci.
Je l'embrasse avec autant de ferveur que lui et passe lentement, presque timidement mes bras autour de sa nuque. Je n'en peux plus... Arrête de me torturer, Sasuke... Tu es affreusement présent.
Je me décolle de lui après quelques instants, et je sens quelques fourmillements dans mes lèvres. Il faut dire que nous n'avons pas lésiné la puissance de notre acte... Sasuke se jette à nouveau sur moi, dévorant mon cou, glissant ses mains là où elles n'auraient jamais dû être.
« Sasuke ! Soufflai-je, essayant de le stopper, en vain.
- Hm ?
- Arrête... Dis-je à contre-c½ur tout en me maudissant.
- Pourquoi ?
- Pourquoi ? Peut-être parce que tu as un copain !? Lui dis-je sur le ton de l'ironie. Non mais quel connard...
- Ah bon. Me dit-il avant de replonger dans mon cou, le dévorant, explorant de sa langue. Ça ne m'a jamais gêné.
- Sasuke...
- Tu veux venir chez moi ? »
Et je comprends soudainement. A quel point je me fais avoir. A quel point ce que l'on disait de lui était vrai. A quel point ça me brise le c½ur de devoir le reconnaître : je suis un jeu. Et ça fait tellement mal... Tellement mal...
Je le repousse encore plus sèchement que les dernières fois, et pars en courant. Je sais que je viens d'avoir la pire des réactions, mais au moins, je ne me ferai pas avoir d'avantage. Je ne coucherai pas avec lui. Jamais. Jamais. Jamais...
Et je sombre. Petit à petit. Ma fierté a volé en éclats. Ma dignité a été bafouée. J'ai été leuré par la personne dont je suis dingue. Qui me rend dingue. Et je comprends mieux cette expression en sentant mon c½ur battre douloureusement...
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Je frappe violemment mon coussin à nouveau, mais ça n'apaise aucunement ma peine. Je me sens honteux. Souillé. Même s'il ne s'est « rien » passé.
Depuis cette soirée, je n'ai plus adressé la parole à Sasuke. Je n'ai même pas essayé. Par contre, nous continuons nos échanges visuels. Il continue son cirque. Mais depuis une semaine... Il a arrêté. Sasuke s'est lassé de son jouet qui ne voulait pas de lui, il va e trouver une nouvelle proie, pour assouvir son désir d'adultère. Je le hais autant que je l'aime, et c'en est affreusement douloureux. Vais-je m'en sortir sans dégâts réels ?
Je n'ai parlé de tout ça à personne. Kiba se doute de quelque chose, mais je ne lui ai rien confié, Sakura aussi, se pose quelques questions. Mais je cache bien mon jeu. Je ne montre pas ma peine. Ne pas inquiéter mes amis pour rien. Surtout pas.
Mais depuis que cette semaine sans rien s'est écoulée... je n'en peux plus. Tout lâche. Demain. Demain j'irai parler avec Sasuke. J'irai lui demander des comptes. J'irai lui parler de son comportement de merde. J'irai tout lui dire. Excepté qu'il me rend fou. Ça, je ne peux le lui dire. Il est toujours avec Shikamaru. Et il l'a trompé maintes fois... Je ne compte plus le nombre de mecs et de femmes qu'il a emmené au Chill Out alors que j'y bossais, qu'il les pelotait sans gêne devant les gens. Pourquoi personne ne s'en rend compte ? Pourquoi Shikamaru, qui est si intelligent, ne le remarque pas ?
Toutes ces choses me dépassent. Et c'est précisément pour ça que demain, je vais tout expliquer.
Demain, nous serons le premier novembre.
Et voilà !
C'était le dernier chapitre avant l'accident de Naruto, qui sera un double chapitre.
Résultat ? Désolée de l'attente. J'ai été très prise et j'ai commencé à regarder un anime super captivant ! (l'excuse. =_=)
Pour les intéressés, n'hésitez pas, c'est franchement génial : Kyou Kara Maoh !
Ne tuez pas Sasuke, je vous promets qu'il se rattrapera bien assez vite. n___n Et oui, tout se passe très vite. Mais je vous assure, c'est calculé pour, je ne bacle pas mon travail. <3 <3