
Hey hey.
Revoilà la morte. J'espère que cette partie vous plaira, elle est un peu plus courte que d'habitude, je sais.
Je vous promet d'en faire une bien plus longue bientôt... Huhuhu
Allez, à tout bientôt et lisez bien !
~ ☆ ~
« Uchiwa ! » Lui criai-je. Il s'arrête et tourne la tête dans ma direction. Quelque chose se tord dans mon estomac lorsque nos regards se croisent, mais j'envoie bouler cette impression stupide et puérile. Ce n'est pas le moment de flancher. Même si ses yeux semblent me tuer sur place... Je continue donc ma tirade : « Tu as un problème ? »
- Je ne vois pas en quoi ça te regarde. Me rétorque-t-il, imperturbable. Merde, il va falloir que je sois plus imaginatif.
- Moi si. Je vois même pertinemment. Tu es un lâche, Uchiwa. Sous tes grands airs de prétentieux et de beau parleur, tu n'es qu'un lâche. »
Sasuke ne semble même pas surpris. Il me toise avec un air indéchiffrable, l'air d'être face à une ouvre d'art sans intérêt. Les personnes autour de nous commencent à faire attention à notre altercation. Bien. Plus de gens seront au courant de sa vraie nature, plus heureux je serai. Crétin de Sasuke... qui décidément, malgré le fait que je sois remonté à mort contre lui, reste un canon. Surtout quand il est dans cet état... Et puis cette moue... Hum. Je m'égare.
Kiba se lève à son tour et se place à mes côtés. Je sens qu'il essaie de me calmer, mais je suis trop en colère pour cela. Jusqu'à ce qu'il entre en scène. Shikamaru passe les bras autour de Sasuke et murmure de sa voix lassée :
« Foutez-vous la paix tous les deux. C'est chiant d'entendre jacasser... »
Sasuke me jette une dernière ½illade enragée puis se résigne et suit son petit ami dehors pour la pause. Bordel de merde. Voilà la jalousie qui revient au grand galop.
Kiba attrape mon bras et me tire à sa suite. Il semble tranquille, mais je perçois qu'il est tendu. Arrivés dans un coin de couloir sans personne, il lâche enfin mon membre et se tourne face à moi. Un rictus d'incompréhension est clairement visible de par ses sourcils froncés en lion.
« Naruto. Commence-t-il, me regardant avec plus douceur cette fois.
- Quoi.
- Qu'est-ce qui se passe avec Sasuke ? »
Je le regarde longuement. Sa question est affreusement dérangeante quant à la vérité qu'elle me réclame. Que se passe-t-il avec le rejeton Uchiwa ? Est-ce que le fait qu'il m'ignore me touche à ce point ? Oui. J'ai toujours prêté une importance capitale au respect et à l'honnêteté, qualités que ce cher Sasuke ne semble pas posséder. Ou alors elles sont si bien cachées qu'elles en sont simplement inaccessibles. Dommage.
Cependant, je sais, j'en suis convaincu, ce n'est pas que ça. Il y a autre chose. Autre chose de bien plus... Comment dire. De bien plus enfoui en moi.
« Strictement rien. Je lui ai simplement fait part de mon point de vue. A lui d'en faire ce que bon lui semble.
- Oui, ça je pense que toute la classe l'aura compris. Mais ce qui est moins évident, c'est pourquoi.
- Parce que c'est la vérité et que personne ne semble vouloir la lui dire !
- ... Naruto.
- Quoi, encore !?
- Je ne pense pas que ce soit uniquement ça. Poursuit-il, la mine sérieuse. Okey. Note pour l'avenir : Kiba Inuzuka est doté d'une clairvoyance dangereuse. Je soupire longuement – presque aussi dignement que Shikamaru – avant de lui répondre.
- ... Je ne sais même pas pourquoi je fais ça, mais je vais essayer de t'expliquer... »
Je lui raconte alors l'épisode du Chill Out. Quand Sasuke est venu, comment j'ai connu son grand frère, comment on a parlé toute la soirée, comment nous nous sommes quittés. La phrase qu'il m'a dit avec cette voix... Affreusement... Tentatrice. Kiba m'écoute docilement. Il écarquille parfois les yeux, mais ne m'interromps pas. Une fois mon récit achevé, je détourne les yeux en regardant le sol. Je me rends honteusement compte que j'ai peut-être trop forcé sur les détails concernant mes impressions...
« Donc, tu as passé une agréable soirée en sa compagnie. Me dit-il en me regardant de dessous, pour attiser mes yeux.
- Oui.
- Tu aimerais que ça se reproduise ?
- ... Même si ça m'en coûte de le dire, oui.
- Bien. »
Je regarde mon camarade sans vraiment comprendre ce qui se passe dans sa tête. Quelqu'un peut-il m'expliquer ce que ce sourire fait sur ses lèvres ? Je le sens mal ! Je le sens mal ! Je le sens très mal !!!
« Je pense que nous avons le même problème. » Lâche-t-il, énigmatique.
- Vraiment ? Lequel ?
- Nous sommes jaloux, possessif, et sous leur charme.
- Leur ?
- Toi Sasuke. Moi... Shikamaru. »
Oh putain. Je comprends mieux pourquoi il a l'air rageur quand il parle à ou de Sasuke... Quand les beaux mecs s'allient pour rendre dingue les démunis, ça engendre notre quatuor de fortune ! Quoi de plus réjouissant, voyons ?
« On est dans la merde.
- Tu peux le dire, en effet. »
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La pause se termine au moment où Kiba et moi entrons dans la classe bruyante. Shikamaru est avachi sur les genoux de Sasuke tandis que ce dernier joue distraitement avec une mèche de ses cheveux.
A ce moment, je donnerais tout pour être un artiste et peindre cette scène. C'est simplement trop irréaliste. Ils sont tous les deux classes. Tous les deux beaux. Tous les deux trop intelligents – quoique je doute fortement de la matière grise appartenant à Sasuke, vu le comportement de chiotte qu'il m'a fait valoir – pour deux mecs comme Kiba et moi. On est trop naïfs, c'est franchement définitif, cette fois. Au moins, je ne suis plus « tout seul » dans cette situation... Ennuyeuse.
Kakashi arrive quelques instants plus tard, il nous vanne sur son pseudo sauvetage de pigeons en rade et nous reprenons le cours.
Ah merde, j'avais presque oublié pourquoi je m'étais disputé avec Sasuke... Fichus programmes compliqués. Hum. Bref.
Je regarde encore une fois l'aide de base fournie avec ledit programme, mais rien à faire : je patine dans le vide. Et à en juger par la mine renfrognée de Kiba, il ne doit pas franchement mieux s'en sortir que moi.
Je soupire un bon coup et lève ma main pour interpeler Kakashi qui est assis derrière son propre écran, pour une fois. Il ne me voit pas. Mince. Bon. Naruto, tu es un grand garçon, tu vas comprendre de quoi parle toutes ces manipulations.
...
Ou peut-être pas. Hum.
Une voix trop familière parle à ma voisine de gauche – une fille assez ordinaire dont j'ai oublié le prénom – et je me fais violence pour ne pas hurler. Sasuke. 'Manquait plus que ça, tiens. J'avais aussi oublié qu'il aidait ses camarades. Ou plutôt, qu'il choisit quels camarades il aide. Pfeuh.
Je me renfrogne et tente de me reconnecter sur mon programme, mais rien à faire. Ça me tape sur le système... et sur l'épaule ? Hein ?
Je tourne les yeux vers la main blanche sur mon épaule et lève les yeux vers ceux de mon interpellateur. Il s'agit de Sasuke qui me regarde... bizarrement. Oups.
« Tu as toujours besoin d'aide, ou je passe plus loin ? Me demande-t-il, un petit sourire en coin. Mon sourire en coin. Celui qui me manquait. Celui qu'il me faisait au Chill Out.
- ... Je m'en sors pas du tout. Lui dis-je au bout de quelques secondes.
- Okay. On va voir ça ensemble. Où est-ce que ça te bloque ? »
Il s'assied à côté de moi et regarde attentivement l'écran, les sourcils froncés. Il remarque instantanément mes erreurs et me les explique toutes, avec une patience que je n'aurais jamais soupçonnée chez lui. Je suis face à un autre Sasuke. Shikamaru lui aurait-il touché un mot au sujet de son comportement de merde ? Aucune idée. Je ne veux pas y penser. Je ne veux pas songer au fait que son agissement est peut-être – voir très certainement – une mascarade pour faire bonne figure. J'ai juste envie de profiter d'être à proximité. De pouvoir juste être là avec Sasuke qui effleure ma main pour se saisir de la souris. Qui pose sa main sur mon avant-bras pour le dégager afin de faire quelques raccourcis clavier. Ses mains qui sont si divines au toucher. Ses mains qui dégagent une chaleur telle qu'elle en paraît irréaliste pour une peau si blanche. Je me sens bien...
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« Naruto ! »
Tout en continuant ma route vers mon immeuble, je me retourne en toisant Shizune, dont j'ai reconnu la voix. Son timbre est léger et légèrement grailleux, alors je le distingue facilement.
« Salut, Shizune.
- Bonne journée ?
- Hm... » Je repense en un éclair à Sasuke, puis à Kiba, et un fin sourire se dessine sur mes lèvres alors que je passe distraitement ma main sur mon avant bras. « Oui, plutôt pas mal. Et de ton côté ? »
Elle sort alors une feuille de son sac à main puis me la tend. Elle sourit avant de me dire :
« Moui... Ce sont les nouveaux horaires pour le Chill Out ! Tu veux y jeter un ½il ? On fait plusieurs services ensemble, d'après ce que j'ai lu. »
Je saisi la feuille pliée en deux et la parcoure rapidement afin de trouver mon nom. Ah. Voilà.
... A première vue ce ne sont pas des horaires trop galères, sans compter que je peux les changer quand bon me semble. Ah, j'aime ce travail, vraiment. Apparemment, le prochain service sera vendredi et samedi prochains... Et d'après les heures, je pourrais même profiter un peu de ma soirée de samedi, étant donné que je ne fais que le service de l'ouverture jusqu'à vingt-trois heures. Je me demande si la bande ira là-bas samedi soir...
« Alors, c'est pas génial ? Me clame Shizune en se tortillant devant moi.
- Oh que si, c'est vraiment super.
- ... Dis Naruto... Commence-t-elle en s'empourprant quelques peu.
- Qu'est-ce qu'il y a ? »
Nous avons continué à marcher et maintenant, nous sommes juste devant la croisée qui mène à la supérette. Nous nous arrêtons donc pour qu'elle puisse me dire ce qu'elle a sur le c½ur. Là, avec son petit air gêné, elle est franchement mignonne. Ça lui ôte son attitude d'allumeuse tellement agaçante. Elle reprend sa tirade tout en s'amusant avec un petit caillou au sol :
« Si... Si Sasuke vient lors de notre service... tu me le présente ? »
Je la regarde quelques instants, éberlué. Ensuite, j'éclate de rire. C'est frénétique et incontrôlable, c'est hystérique et complètement fou, mais je ne suis pas en mesure de m'arrêter. Je ris. Affreusement. Ça me fait du bien. Quand je repense à ses yeux noirs et à ses doigts frôlant les miens, mon rire redouble. Je suis foutu.
Shizune me regarde, incrédule. Elle se demande surement si elle doit rire ou pleurer. La pauvre fille... Je tente de reprendre contenance et je lui réponds d'une manière un peu saccadée à cause de mon fou-rire :
« Évidemment. »
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En rentrant chez moi, je balance mes affaires au travers de la pièce et m'affale sur un tabouret devant le bar de ma cuisine ouverte. Je soupire longuement en repensant à mon éprouvante journée. Sasuke. Kiba. Shikamaru. Shizune. Les programmes. Le Chill Out.
Je saisis mon sac qui fort heureusement pour moi, n'a pas volé très loin lors de son expulsion forcée. J'en sors une feuille blanche et un stylo, puis je me mets à écrire. Je n'ai pas donné de nouvelles à ma famille depuis longtemps, et comme les textos coûtent très cher, j'en reviens aux bonnes vieilles méthodes.
« Misato.
Ici, tout se passe très bien. Les gens sont accueillants et avenants. Non, je ne me suis pas encore fait violer par je ne sais quel vieux pervers, comme tu me l'avais prédit.
Mon école est vraiment géniale. Même si pour le moment, je ne suis pas vraiment au top niveau compréhension. Je pense que ça viendra avec l'habitude. »
Je retire ma plume et la mordille légèrement tandis que je réfléchis à la suite. Ah, voilà.
« Les personnes qui sont dans ma classe aussi sont très gentils, et je traîne avec une petite bande d'amis qui m'ont très bien acceptés dans leurs rangs, ce qui me rempli de joie. Tu sais à quel point je ne supporte par d'être seul.
Sinon, je me suis trouvé un petit travail dans une boîte de nuit. Je vois déjà ton air surpris en lisant ça, mais c'est pourtant vrai. Ne t'en fais pas, je ne vais – là encore – pas me faire violer par un vieux pervers. Tu es prévisible, grand frère.
Bref. Là, je rentre d'une journée de cours assez fatigante, alors je vais en rester là.
Redonne-moi vite de vos nouvelles. Tout se passe bien à la ferme ? Salue bien toute la troupe pour moi. Dis-leur que je pense souvent à eux, à vous.
Ton Naruto. »
Je pose ma plume par terre tout en relisant ma lettre, essayant d'imaginer la tête que ferait mon grand frère en la lisant. Il va être heureux.
Misato a hérité du prénom de mon père, puisqu'il est l'aîné. Plus tard, ce sera lui qui reprendra le domaine. Dans mon village, c'est une tradition qui perdure...
Je prends une enveloppe dans mon sac, écrit l'adresse de ma famille, et je glisse ma lettre pliée en deux à l'intérieur. Demain, j'irai la poster.
Je me lève du tabouret et me dirige d'un pas lourd jusqu'à mon lit – que j'ai finalement décidé de toujours laisser en bas au lieu de le remonter... – et m'affale dessus, complètement crevé.
J'essaie de ne pas penser à demain lorsque je m'endors. Enfin, j'essaie de ne pas penser à Sasuke demain, plutôt.
A suivre...
Verdict ? Faut-il que j'aille me planquer ? Je ne l'espère pas.
J'insiste sur le fait que je sais que la partie est courte, et que je vous fait la promesse que la prochaine sera plus longue... =) On se rapproche gentiment du moment fatidique. Gentiment. Très gentiment.
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Petite new découverte ya deux secondes et qui pourrait s'avérer très intéressante... Ou effrayante, c'est selon.
Si vous voulez m'engueuler en direct (via un msn de Skyblog) bah c'est faisable ! xD
Suffit de cliquer sur le lien ci-dessous. =)
Papoter avec l'auteur folle ?